jeudi 30 novembre 2017

ASSIS AU BORD DU MONDE


Assis sur le bord du monde, il se dit, "si j'ai bien toute ma mémoire j'avais commencé une histoire, sur une nouvelle planète, je suis assis ici et je regarde ce que les hommes en ont fait. J'y avais mis des créatures de passage, j'avais mélangé les couleurs, je leur avais appris le partage, ils avaient accepté en chœur, tous toujours dans la même ronde. Je me souviens leur avoir dit, pour chaque fille une colline de fleurs, j'ai planté des arbres à pommes, ils y ont mordu de bon cœur, et partout je leur ai fait couler des rivières profondes.
Soudain toute la ville s'arrête, il parait que les fleuves ont grossi, je vois des enfants qui s'approchent, s'inquiètent, ils se demandent "pourquoi tous ces bruits?" Ils ont dépouillé leur planète, quelques irresponsables peuvent à tout moment détruire le paradis que je leur avais offert, la terre est souillée du sang d’innocents, quelques fous parlent en mon nom pour accélérer la destruction, des enfants se sacrifient pour détruire un maximum de vie, pendant que les dirigeants ne pensent qu’à leur confort et se gaussent de la misère qui les entoure.
Je suis assis sur le bord du monde, et je pleure de le voir tel qu’il est."

Texte réalisé d'après la chanson de Francis Cabrel

lundi 27 novembre 2017

NATURE


Voici l'heure ou le soleil se lève,
La nuit cède sa place au petit jour,
Instants magiques, minutes brèves,
Des couleurs qui s’éveillent pour,
Effacer cette nuit qui s'achève,
La nature vient nous dire bonjour.

Étirons-nous sous le soleil qui brille,
Respirons le doux parfum des fleurs,
Fleurissons-en les cheveux des filles,
Avant que d’aller cueillir leur cœur.

Buvons l’eau à toutes les rivières,
Plongeons nos corps dans tous les lagons,
Courons, sautons, de pierre en pierre,
Nous sommes des fruits de la passion.

Et quand les corps seront attirés,
Après s'être donné tous les mots,
Lorsque les cœurs seront énamourés,
Ils se coucheront la peau contre la peau.

Alors s'éteindra la lumière dorée,
La nuit viendra poser son rideau,
Amoureux, vous êtes seuls au monde,
Vos baisers sont votre seule parure.

Faites que votre jouissance inonde,
Les fleurs et les diverses cultures,
Qui vivent de vos amours fécondes,
C’est tout ce que souhaite la Nature.

Claude Lepenseur septembre 2011

samedi 25 novembre 2017

CHEMIN DE VIE


Croyant ou non croyant, voici une question qui se pose parfois. Comment l’aborder sans détailler ce à quoi on croit réellement? La foi en un dieu? Dans une religion? Dans une philosophie?
Quand je lis un livre dit saint, je me rends compte que derrière son écriture se trouve une ou plusieurs religions qui revendiquent l’appartenance du dit livre, et qui en expliquent les grands principes, les règles de vie. Bien sûr il y a la menace en cas de non-respect des dites règles, d’être damné pour l’éternité et de finir dans la géhenne, alors à chacun de revendiquer sa voie comme la seule acceptable, de blâmer et critiquer tout ce qui est différent. D’une croyance qui s’appuie sur un dieu d’amour, on fabrique une foi de haine et d’intolérance. Ils ont le même dieu, mais des façons différentes de l’honorer et chacun tue et détruit pour faire valoir son choix.

Mon chemin de vie est fait d'amour et de tolérance, de partage et d'entraide. L'amour de tous, l'honnêteté, la franchise la loyauté, ne sont pas des qualités que l'on marchande avec un quelconque paradis ou enfer, peu importe ce qui se passe après la mort puisqu'on sera mort, moi j'ai choisi d'agir de mon vivant, donner un sens à mon vivant, faire le bien tant que la vie est en moi, après je ne pourrai plus rien, nul ne saura que j'ai existé, nul ne saura qui je suis, nul ne saura quand je partirai, mais ma vie est ma récompense, la mort ne m'apportera rien d’autre que tirer le rideau sur le dernier acte de ma vie, et ce sera très bien ainsi.

mercredi 22 novembre 2017

DÉCOUVERTE


Quand on est bien avec une personne comme jamais on ne l'a été,
Lorsque cette personne fait de plus en plus partie de nos pensées,
Si lui parler, la voir, la toucher devient notre unique obsession,
La connaître depuis toujours, nous en avons l'impression.
Lorsqu'en se promenant, on voit chez d'autres des ressemblances,
Que l’on se retourne sur leurs passages, le cœur en transe.
Si une chanson, un mot font remonter à notre mémoire une histoire,
Quand se levant, se couchant, seul son nom habite notre mémoire,
Lorsque nous l’acceptons tel qu’il est, qu’il nous semble parfait,
Que nous ne voulons rien changer, que tout ramène à son portrait,
Lorsque nous ne voulons plus jouer un rôle pour tenter de lui plaire,
Quand nous pouvons rester nous même sans avoir peur de déplaire,
Si pour nous son bonheur nous est bien plus important que le nôtre,
Si nous voulons qu’une chose, c’est qu’elle soit heureuse, ALORS!!!
NOUS TENONS DANS LES MAINS LE MONDE ENTIER
Claude Lepenseur décembre 2010

samedi 18 novembre 2017

PAS UN FARDEAU (FABLE)


Sur un sentier de montagne, raide et pierreux,
J'ai rencontré un enfant, pauvre malheureux,
Il portait sur son dos son tout jeune frère,
Marchant, trébuchant presque sur chaque pierre.

Mon enfant, dis-je, tu portes un lourd fardeau.
Il me regarde et dit: Ne craint pas pour mon dos,
Vois-tu, celui je que porte et qui me fait peiner,
N’est autre que mon frère, tendrement adoré.

Je fus très surpris par cet enfant courage,
Et ces mots en mot cœur ont ouvert une page.
Quand le courage me quitte devant trop de misère,
Je me dis, ce n’est pas un fardeau, c’est ton frère.

D'après un texte trouvé sur le net,

jeudi 16 novembre 2017

TEMPS NOUVEAUX


Vieux grognons, le monde nous dépasse,
Nous avons bien vécu, de quoi nous plaignons nous ?
En un si peu de temps, dans ce petit espace,
Ou tout s'est transformé, c'est le progrès c'est tout.
Mais nous nous cramponnons à nos vieilles chimères,
Dans le froid de l'hiver, on rêve au printemps,
Et parmi toutes les fleurs, dans notre vie amère,
Nous bougonnons furieux, c'était mieux de notre temps.
Mais non, tant que l'on vit, aime, souffre et respire,
Notre temps est aujourd'hui, car le passé n'est plus,
Il y a eu d'autres jours, on a connu bien pires,
On a connu bien mieux, ils sont tous révolus.
Ce n'est pas le progrès que l'on craint ou regrette,
Au contraire attendons qu'il amène avec lui,
Enfin ces temps nouveaux, promis par les prophètes,
Cette lumière espérée au profond de la nuit.
Je suis un impatient et sans doute crédule,
J'espère voir changer le monde autour de moi,
Trop vieux me direz-vous ? Qui marche et qui recule ?
Quant on voit le profit qui impose sa loi.
Nous sommes bien loin de la terre promise,
On regarde, on attend, on épie ce qui vient,
La barbarie barbue et des femmes soumises,
Et l'inaction coupable de nos politiciens.
Vieux et pourtant on voudrait que tout change,
Voir enfin rajeunir ce monde sclérosé,
Devenir audacieux, moins sage et qu'on dérange,
Ce désordre établi, ce couvercle posé.
Petits dealers de drogue et rois de la finance,
Ont posé sur nos vies, les mâchoires de l'étau,
Écrasés, pressurés, tout à leur convenance,
Quand brillent les châteaux et brûlent les autos.
Dépassé pensez-vous ? Mais ce monde immobile,
N'arrive pas à stopper l'avancée des escrocs,
Alors que s'égosille, un babillard Habile,
Président qui sourit en nous montrant ces crocs.
Nous avons bien vécu sans retourner la veste,
Et il viendra un jour le temps d'appareiller,
Nous mourrons et, les jeunes feront le reste,
Restons donc sans regret à l'heure de se quitter.

D'après un texte de Jacques Charpentreau.  Mes Bêtes noires.

mardi 14 novembre 2017

PROMESSE


Je vous promets le bonheur,
J’anéantirai toutes vos peurs,
Je vous donnerai ma vie,
Vous me la rendez si jolie,
Vous ma raison de vivre,
Oui, de vous je suis ivre.
Je vous ai aimé, je vous aime
Et, amour, je vous aimerai,
Définitivement et pour l'éternité,
Je ne sais comment vous le dire,
Mais chez vous, tout m'attire,
Votre voix, vos yeux et votre corps,
J'en veux et en redemande encore.
Comment me passer de vous, de toi ?
Pour moi, le bonheur c'est toi et moi,
C'est plus qu’une fatalité, une réalité,
Une évidence impossible a l'éviter.
Ma douce, Je vous aime à la folie,
Vous êtes devenue l’essence de ma vie.
La plus douce des mélodies, ce sont les battements de ton cœur, qui me disent: "Je t'aime"

Claude Lepenseur juin 2009

samedi 11 novembre 2017

IL EST PARTI


Il est parti, il t'a abandonnée à tout jamais,
Et toi pauvre fille tu restes là à pleurer,
Il s'est envolé vers un autre paradis,
Emportant avec lui une partie de ta vie.
Tu ne comprends pas pourquoi il est parti,
La vie sans toi, c’est pourtant ce qu’il a choisi,
Ta colère va contre le monde entier,
Tu voudrais qu'il revienne à tes cotés.
Entends le message que t’apporte le vent,
Oublie tes plaintes et tous tes tourments.
Il n’est pas sur d’être heureux ou il va,
Il ne faut pas que tu te mettes dans cet état.
Ainsi, quand le soir le ciel brille à l'infini,
Lève tes yeux et commence à sourire à la vie,
Montre que tu as décidé de vivre sans un cri,
Que ton chagrin a fait que tu as grandi.
Ton tour viendra, et c’est le cœur en émoi,
Que tu verras le bonheur venir pour toi,
Tu découvriras une vie d'amour et de joie,
Avec celui qui ne voudra sa vie qu’avec toi.
Je veux te revoir rire, vivre et rêver,
C’est ainsi que tu seras enfin aimée,
Alors redeviens une petite fille enjouée,
Et tu connaîtras enfin le bonheur et la paix.

Claude Lepenseur mars 2011

jeudi 9 novembre 2017

L'AVENIR DE L'HOMME


Le poète devrait avoir raison,
Quand il veut percer l'horizon,
Dénonçant les us les traditions,
Qui régissent toutes ces générations,
Et réclame un futur royaume,
Où la femme est l’avenir de l’homme.

Dans cette lutte à tous niveaux,
On entend rire tous les nigauds,
S’appuyant sur les livres de lois,
Que je dénonce par ma voix,
Ce pourrait presque être risible,
S’ils ne s’appuyaient pas sur la bible.

Que reproche-t-on en somme?
A Eve d’avoir croqué une pomme,
Et c’est bien là la seule raison,
De toutes ces malédictions,
On n’est pas sûr que ça ce soit passé,
Mais on maudit depuis tant d’années,
Tenant la femme en esclavage,
La cantonnant dans le ménage.

Il nous faut réapprendre à vivre,
Ensemble écrire un nouveau livre,
Rechercher tout ce qui est possible,
Pour que tout devienne irréversible,
Et nous chanterons à l’unisson,
Que le poète a enfin raison,
En ouvrant un nouveau royaume,
Où la femme sera l’avenir de l’homme.
Création d’après les paroles de Jean FERRAT

lundi 6 novembre 2017

IMAGINE


Imagine que le paradis soit ici,
C'est facile si tu oublies tes soucis,
Imagine aussi qu'il ni y a pas d'enfer,
Aucune raison de se faire la guerre,
Plus de cause pour tuer ou mourir,
Juste des raisons pour tous nous réunir.


Imagine voir sourire tous les gens,
Être heureux et s'en trouver content,
Imagine qu'on l'on se retrouve chaque jour,
Tous porté par un formidable élan d'amour,
Plus de justificatifs de désunion,
Portés par des slogans bidons.


Imagine, que tout soit fait pour l'humain,
Que disparaisse l'égoïsme et la faim,
Que loin d'être aussi un doux rêveur,
Je suis parmi ceux qui n'ont pas peur,
De dire sans cesse au fil des jours,
Ce qui nous sauvera ce sera l'amour.


Imagine que tu finisses par y croire,
Ce jour la, tu pourras crier victoire.
Claude Lepenseur

vendredi 3 novembre 2017

RECHERCHE


J'ai cherché dans les religions et les livres,
J'ai cherché dans le travail acharné et le luxe,
J'ai cherché de toutes les façons,
J'ai même cherché des façons de chercher.
Un beau jour,
J'ai trouvé sans chercher.
J'avais cherché trop loin,
A l'extérieur, dans les autres.
J'avais cherché l'impossible pour m'apercevoir
Qu'il n'y avait rien à trouver.
On le possède tous à l'intérieur de nous.
Maintenant que je sais que la vie est faite de petits
Et de grands moments présents.
Maintenant que je sais qu'il faut se détacher
Pour aimer plus fort.
Maintenant que je sais que le passé ne m'apporte rien.
Maintenant que je sais que le futur,
Me fait parfois souffrir d'angoisse et d'insécurité.
Maintenant que je sais qu'on n'a pas besoin de voyager.
Dans l'astral pour être heureux sur cette terre.
Maintenant que je sais que pour rendre les autres heureux,
Je dois l'être d'abord.
Maintenant que je sais que l'acceptation est un gage de bonheur.
Maintenant que je sais que la réponse
Vient du même endroit que la question.
Maintenant que je sais que je vis.
Alors maintenant je vis tout simplement.

D'après un texte de Marcel Gagnon