mardi 31 octobre 2017

UN AMI


L'ami, c'est cette personne pour qui on ressent une grande douceur dans le cœur, c'est cet autre qui nous accepte tel que l'on est, c’est celui qui peut tout nous dire sans que l’on se fâche.
Chaque amitié est différente, on ne la vit pas de la même manière avec tous, mais lorsque l'amitié est solide, elle passe à travers toutes les intempéries. Notre personnalité entre en ligne de compte, il y a nos goûts que l'on retrouve plus chez l’une, moins chez l’autre.
L'amitié, « la vraie », ne se ternit pas au fil du temps, elle se tisse de plus en plus de fins fils d'argent, avec lesquels on brode les plus beaux sentiments. La beauté de l'amitié n'a pas de prix, c'est aimer sans condition, et le même principe s'applique pour chaque amitié.
C'est d'abord et avant tout, respect, honnêteté, confiance, vérité et authenticité. Ne pas diminuer l'autre pour se valoriser, se réjouir de ses gloires sans jalousie, accepter l'autre avec son bagage, ses joies, ses peines, lui nous accepte avec nos joies, nos peines. Écouter sans juger, sans donner de conseil quand cet ami a besoin de crier sa douleur.
Encourager son ami, autant dans ses moments de grands bonheurs, que dans ses moments de grandes peines. Ce n'est pas la quantité, mais la qualité de l'amitié qui compte. Il n'y a qu’un mot qui compte, aimer, tout simplement aimer.
C'est ce que nous dégageons ou ce qu'une autre personne dégage qui attire nos amitiés.
L'amitié se cache souvent au tournant d'une route, et quelquefois par un simple geste, un écrit ou une parole, telle une petite graine, l’amitié fleurit. Il y a des gens qui ont le don de faire de notre vie un jardin fabuleux, tous les gestes empreints d'amitié à notre égard deviennent autant de graines semées dans notre cœur, qui se changent en superbes fleurs. Grâce à ces gens-là, la vie devient belle et l'amour prend racine en nous.
L'amitié, la Vraie, c'est la paix intérieure que nous ressentons, c'est cette chaleur, cette sérénité, ce bien-être qui nous habite quand on pense à cette amitié.
Merci l'Amitié de faire partie de ma vie.


jeudi 26 octobre 2017

COMBIEN DE TEMPS?


Combien de chemins un homme doit-il prendre,
Avant qu'on le soulage de sa croix ?
Combien de cris nous faudra-t-il entendre,
Avant de leur redonner la foi ?
Combien de morts, les bombes vont elles faire,
Avant que l'on ouvre les yeux ?
Combien d’enfants quitteront cette terre,
Avant qu’on leur offre les cieux?
Combien de femmes resteront des esclaves,
Avant de leur accorder la liberté?
Combien de temps garderont-elles les entraves,
D’un amour qui ignore la pitié?
Combien de vies, faut-il a l’orgueilleux,
Avant que son cœur ne s’éveille?
Combien de gens ne seront jamais heureux,
Avant de pouvoir atteindre le soleil?

Claude Lepenseur aout 1973

mardi 24 octobre 2017

AU BOULOT


Quand arrive le lundi,
On se lève, pas content,
Puis on passe au mardi,
On part, en grognant,
Déjà le mercredi,
On s'en va, c'est rageant,
Voici venu le jeudi,
Maintenant c'est crevant,
Enfin on est vendredi,
Et ça devient énervant,
On passe le samedi,
Chaque instant en courant,
Et arrive le dimanche,
On reçoit les enfants.
Puis revient un autre lundi,
C'est un peu désespérant,
Mais ainsi va la vie,
Je le sais c'est navrant.

samedi 21 octobre 2017

Bouge


Bouge, si tu veux comme moi une vie étoilée,
Si tu veux plus que des mots couchés sur du papier,
Bouge, si tu veux voir la paix enfin se réveiller,
Si tu veux que les enfants ne soient plus sacrifiés.
Bouge, si tu sens cette étoile en ton cœur éveillé,
Bouge, si le feu du volcan en toi va exploser.
Quand l’oiseau est tombé sous une balle de sadique,
Quand l’innocent est blessé par les cris hystériques,
Quand un cœur est brisé, par un jeu pathétique,
Quand la vie semble vouloir rejoindre le Titanic.
Bouge, quand tu vois un menteur qui trahit sa parole,
Bouge, quand tu sais que la victime pleure et s’affole,
Bouge, quand tu vois que la colère fait encore pleurer,
Bouge, avant qu’ils aient détruit tout ce que tu as aimé,
Bouge, sans avoir peur un jour de t’écrouler,
Bouge, même si tu restes le seul à encore espérer.

Claude Lepenseur avril 2013

mercredi 18 octobre 2017

CEUX QUI PARTENT


Ceux qui nous trahissent ou ceux qui nous laissent,
Les faux parents ou les véritables amis
Ceux avec qui on a partagés notre jeunesse,
Et qui au fil des jours, se sont évanouis.

Il y a ceux qui nous aiment, ceux qui nous blessent,
Jolies têtes blondes, brunes ou cheveux gris,
Qui sont parti un jour sans nous laisser d’adresse,
Comme si leur vœu était, qu’enfin on les oublie.

Ceux qui nous calment et ceux qui nous stressent,
Respectant nos silences, ou fabriquant la pluie,
Communiquant leur force, usant de la faiblesse,
Ceux qui voulaient organiser notre vie.

Ceux qui sont partis avec toute leur tendresse,
Qui avaient toujours des fleurs au bout des doigts,
Ceux qui n’ont pas tenu toutes leurs promesses,
Qui sont parti un jour sans jamais dire pourquoi.

Ceux qui s’en vont, ceux qui nous laissent,
Parcourir seul ce long chemin de croix,
Ces évadés, qui un jour disparaissent,
Nous laissant seul, dans la pluie et le froid.

Claude Lepenseur novembre 2010

lundi 16 octobre 2017

TABLEAU DE CHASSE


Il a un joli corps et la tête bien pleine,
L'arrogante fierté de ses trente années,
Il marche tête haute, le sang dans ses veines,
Bouillonne à la moindre jupette plissée.
Il aime quand le vent en légère brise,
Fait se soulever plus haut le tissu léger,
De la demoiselle, la belle promise,
Pour ses yeux rieurs, sa bouche à baiser.
Qu’elle se laisse prendre et tombe dans le piège,
Elle n’a qu’un seul vœu, ne plus en sortir,
Belle prisonnière d’un doux sortilège,
Elle rêve de ses bras, elle rêve de soupirs.
Il va la conduire jusque dans son lit,
Et pour la première fois prendra le chemin,
Du jardin secret jusqu’alors interdit,
Qu'il commencera, par découvrir de la main.
Il a mille façons de combler ses désirs,
De faire se pâmer la belle demoiselle,
Voyez-vous Madame, désolé de le dire,
Le bellâtre n'aime que les jeunes pucelles.
Etre le tout premier à déchirer le voile,
Se laissant guider par son seul plaisir,
Faire naître la femme de la jeune étoile,
Rester dans son cœur un simple souvenir.
Un tableau de chasse en guise de mémoire,
Image détruite en une seule nuit,
Ce n'est pas mon cas, je vous prie de le croire,
Dans des bras aimants, je me suis construit.

Claude Lepenseur juin 2014

vendredi 13 octobre 2017

LES BRAVES GENS


Beaucoup de personnes ont la prétention,
De décider ce que doit être une réputation.
Si notre vie ne suit pas la même voie,
Rapidement on vous montrera du doigt,
Vous ne faites pourtant de tort à personne,
En ne vibrant pas au même métronome.
Mais les braves gens n'aiment pas que,
L'on vive à un autre rythme qu'eux.

Quand un événement est relaté à la télé,
Il faudrait qu’on se sente aussi concerné,
Si la fête est décidée par les médias,
On ne peut pas dire «ça nous regarde pas».
On ne fait pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas celui qui fredonne,
Mais les braves gens n'aiment pas que,
L'on aime des autres choses qu'eux.

Quand je vois tous ces malheureux,
Traités plus mal que des lépreux,
J’avoue, il est difficile de se taire,
Mais parler n’excuse pas de ne rien faire.
Vous ne faites pourtant de tort à personne,
En demandant le respect pour tous les hommes,
Mais les braves gens n'aiment pas que,
L'on ne fasse pas toujours comme eux.

Pas besoin de dire qu’on a compris,
Quand on renie tous ses amis,
Pas les mêmes buts, pas les mêmes goûts,
Et c’est fini, ils rejettent tout.
Ils ne font pourtant de tort à personne,
En ne suivant pas les chemins qu’on donne,
Mais les braves gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux.

Création d’après le texte « la mauvaise réputation » de Georges Brassens

mercredi 11 octobre 2017

TON VISAGE


Ton visage est le soleil qui a marqué ma vie,
Il s’est imposé à moi, avant même de te voir,
Merveilleux paysage comme je te remercie,
De t’être imposé au fond de ma mémoire.

La beauté de ton âme, s’est mirée dans mes yeux,
Étourdissant mon cœur et noyant ma raison,
Ivresse de bonheur qui me rend paresseux,
Jouissant de la vie, sans poser de question.

Ton visage est maintenant le soleil de ma vie,
J'aime le parcourir, le chérir de mes mains,
C’est en le parcourant, que doucement j’ai appris,
Que dans tes yeux verts, se reflètent les miens.

Je reçois ton visage en cadeau de la vie,
Avec tout ton amour, je suis devenu roi,
Te voir t’éloigner, je n’en ai pas envie,
Mon cœur cesserait de battre si j’étais loin de toi.

Claude Lepenseur octobre 2013

dimanche 8 octobre 2017

TRÈS HAUT


J'avais dessiné un petit drapeau,
Il est devenu un petit oiseau,
M'entrainant tout la haut, très haut,
Un voyage étrange, mais que c'était beau.

Tu seras très bien, me dit le drapeau,
Mais moi je voulais finir mon tableau.
Si tu veux vraiment finir ton boulot,
Respire, respire, me cria l'oiseau.

Enfin j'ouvre les yeux, et je suis ko,
Je pense à ma mie, elle est mon héros,
Il ne faut pas que sa vie finisse en sanglots.
Maintenant réuni, on se remet au boulot.

Un petit nénuphar, parmi les roseaux,
Cherche à fleurir pour les rendre plus beaux,
Mais il n'oublie pas que la haut très haut,
l'attendra toujours un petit oiseau.

Claude Lepenseur, le 7 aout 2015

vendredi 6 octobre 2017

LA MODE


La mode objet dérisoire, faite de vent et de désir,
Aux naïfs elle offre sa foire, aux vaniteux ses plaisirs.
Chaque saison d'abondance, propose à son entreprise,
De quoi s'arrondir le ventre au verger de la bêtise.
A sa table les convives ne sont jamais rassasiés,
Et vaille que vaille la suivent, sans jamais renâcler.
Narcisse en se contemplant dans l'onde de la fontaine,
Critique son look autant que sa mine et que sa dégaine.
On consomme et on fabrique, les ateliers vont bon train,
C'est bon pour la république, pour la planète ça craint.
C'est nouveau donc on achète avec un oeil sur demain,
Et chez le voisin on guette ce qui pousse dans le jardin.
Tout lui est dû, et on éduque, dès le berceau les enfants,
Des Carpates aux Moluques, ils sont déjà ses clients.
En ces temps le ridicule, c'est la sa force, ne tue plus,
Car la société s'articule, autour de ce triste point de vue.
Rien n'échappe à sa folie, animaux, plantes et objets,
De tout elle a bel appétit, elle goûte de tous les mets.
Tout est prétexte à son délire, même la philosophie,
Pauvre Socrate qui soupire, elle courre de lit en lit.
On vide son bas de laine, on s'endette, on se débat,
On se fourvoie en peines, et on ne s’en sort pas.
Il faut être de sa table, il faut marcher à son pas,
Certains pour lui plaire, meurent à tous petits pas.

Claude Lepenseur janvier 2013

lundi 2 octobre 2017

MAUX POUR MOTS


Prenons bien garde aux choses que nous disons,
Tout peut venir d'un mot, qu'en passant nous perdons,
Tout, la haine et le malheur, et surtout n'objectons pas,
Que les amis sont sûrs et que nous parlons bas.
Aucun endroit ne peut être considéré comme sur,
Chez nous, seul à seul juste entre quatre murs,
Nous murmurons à l'oreille du plus mystérieux
De nos amis de cœur, ou, si vous l'aimez mieux,
Nous murmurons tout seul, croyant presque nous taire,
Dans le fond d'une cave, même à trente pieds sous terre,
Une confidence désagréable à quelque individu,
Ces mots que nous croyons qu'on n'a pas entendu,
Que nous disions tout bas, dans un lieu sourd et sombre,
Courent à peine lâchés, bondissent, sortent de l'ombre,
Regardez, ils sont dehors, ils connaissent leur chemin,
Ils marchent, ils ont deux pieds, un bâton à la main,
De bons souliers ferrés, un passeport bien en règle,
Au besoin, ils prendraient des ailes comme l'aigle.
Ils nous échappent, ils fuient, rien ne les arrêtera,
Ils suivent le quai, franchissent la place, tel des rats,
Passent l'eau sans bateau dans la saison des crues,
Et vont, tout au travers d'un dédale de rues,
Droit chez la personne dont nous avons parlé.
Ils savent le numéro, l'étage ; ils ont même la clé,
Ils montent l'escalier, ouvrent la porte, passent,
Entrent, et, railleur, regardant l'homme bien en face,
Disent : "nous voilà, nous sortons de la bouche d'un tel."
Et c'est fait, nous avons maintenant un ennemi mortel.

Texte travaillé d’après un poème de (Victor HUGO)