jeudi 18 mai 2017

ÉVOLUTION


Je ne suis qu'un pauvre étranger,
Dans ce pays que je croyais mien,
Je n'ai plus rien, plus un repère,
Pour me guider sur mon chemin.

Je revois encore cette clairière,
Où je m'allongeais sous un sapin,
A quelque mètres coulait une rivière,
Elle m'endormait, je me sentais bien.

Mais un jour la ville s'est agrandie,
D'un peu partout prit l'espace libre,
Ma petite clairière fut engloutie,
Ainsi fut rompu le fragile équilibre.

Me voici revenu en terre étrangère,
Plus de clairière, plus de sapin,
Quand je découvre la pauvre rivière,
En moi surgit un grand chagrin.

Le temps s'en va, le temps passe,
On reste toujours lié à notre enfance,
C'est quand les souvenirs s'effacent,
Qu'enfin se réveillent nos consciences.

Claude Lepenseur février 2014

18 commentaires:

  1. Bonjour Claude
    C'est vrai que l'on devient étranger à certain endroit , nous restons une année sans y allée et on ne se reconnais plus , heureusement que mon petit village savoyard où je retourne chaque année ne change pas , je m'y sent toujours chez moi !
    Bonne journée Claude
    Bisous Hélène

    RépondreSupprimer
  2. Bonjour Claude
    et oui tout change d'une année à l'autre,l'évolution n'a pas que du bon
    Dis moi comment faire pour supprimer tout blospot?
    Belle journée

    RépondreSupprimer
  3. bonjour Claude , un poème nostalgique ! oui les temps changent mais pas toujours en bien !
    superbe la photo belle journée A+

    RépondreSupprimer
  4. bonjour claude ,
    oui claude moi et surement tant d'autres ont comme un goût amer en te lisant je me refuse de retourné sur les lieux de ma petite jeunesse je veux garder dans ma mémoire le moindre petit morceau de pierre et toutes les bonnes odeurs que la campagne m'offrait trop de chagrin en voyant ce qui n'est plus je t'envoie toute mon amitié monette

    RépondreSupprimer
  5. Tout passe
    Tout s'efface
    Et s'en vont nos plus beaux souvenirs!

    Merci pour ce beau poème nostalgique

    RépondreSupprimer
  6. nos souvenirs s'effacent peu à peu et ne laissent que tristesse ,jeudissime

    RépondreSupprimer
  7. coucou Claude
    Les paysages des Vosges n'ont pas beaucoup changé
    et tu dois pouvoir retrouver la rivière de ton enfance !
    Bisous et bonne soirée
    MITOU

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. Hélas non, ce petit bois n'existe plus, il a été rasé en 1969 pour construire des logements HLM, la rivière n'existait pas à cet endroit, je l'ai imaginée, mais ce beau petit bois de sapin avec sa clairière n'est plus, à la place 3 bâtiments de 100 mètres de long et de 5 étages

      Supprimer
  8. Et oui, entre l'Allevard où je suis né et celui d'aujourd'hui, il n'y a rien de semblable ! Détruit le vieux moulin où se faisait l'huile de noix ? Détruits la jolie maison du peuple, le lavoir et le marché couvert qui avait sont charme ? Bon, ayant dit, il n'y a pas que du négatif, sauf pour certaines espèces qui vont disparaitre à force de réduire leurs espace vitale tel que les forets.
    Bonne soirée avec toute mon amitié.

    RépondreSupprimer
  9. C'est indéniable, souvent regrettable mais d'un autre côté, on peut constater que le monde bouge...si seulement c'était pour aller vers le meilleurs !!! malheureusement.....c'est loin d'être toujours le cas ...... un peu comme nous tous .......
    Joli poème
    Bonne soirée
    Bise à vous deux

    RépondreSupprimer
  10. coucou claude
    oui ton poème est vrais et beau
    j ai de la chance tu sais
    l année dernière j ai été a Sannois la ville de mon enfance rien a bouger même les petits sentiers ou mes sœurs et moi aimait se reposer et faire les fous des les arbres
    j étais heureuse de voir que tout était pareille
    passe un bon vendredi avec ta princesse et gros bisous
    dany

    RépondreSupprimer
  11. Ne jamais revenir longtemps après dans les lieux aimés.

    RépondreSupprimer
  12. Le retour au pays, ou le retour aux sources, ne se passe pas toujours bien, car le temps a grimé ou évacué beaucoup d'éléments ... C'est très bien écrit en tous cas, merci !
    LOIC

    RépondreSupprimer
  13. bonsoir claude
    il ne faut jamais dire jamais mais moi il me semble pas possible je dirais même impossible de retourner dans certains endroits ou jadis j'ai connue tant de bonheur l'école maternelle de mes enfants et aux dire des information celle ci maintenant est un terrain vague il me semble que je resterai figé sur moi même avec toute ma plus fidèle amitié monette

    RépondreSupprimer
  14. Les lieux et places ne peuvent rester figés que dans nos mémoires...L'évolution fait partie de la vie!

    RépondreSupprimer
  15. Bonjour Claude
    Une très belle photo en pose longue et un très beau poème
    moi je reviens souvent vers ma campagne natale en Limousin et j'ai la chance d'y retrouver les chemins que j'empruntais lorsque j'étais enfant, dernièrement encore je m'y suis ressourcée et ça fait du bien !
    Bon week-end

    RépondreSupprimer
  16. ah oui Claude ! c'est une belle photo et torrent ... pour accompagner ton beau poème !! j'aime A+

    RépondreSupprimer
  17. je découvre votre blog très poétique, en diversités !

    RépondreSupprimer

Aux personnes qui désirent me laisser un commentaire qui n'a aucun rapport avec le texte de mon article, je leur demande d'utiliser le livre d'or en haut à droite du blog, ou si c'est un message particulier, d'utiliser le formulaire de contact juste sous le livre d'or
Je vous remercie de votre compréhension
Claude