dimanche 28 mai 2017

L'AMOUR PAS LA CRISE ( Humour )


Temps de crise, le pouvoir d'achat cherche ses marques,
Il nous vient l’envie compulsive de la super démarque,
Il nous faut, les premiers, trouver les articles soldés,
Dans les magasins, nous y passerons nos journées.
On cherche son bonheur en entassant les babioles,
Pour les plus fortunés, ce sera une autre bagnole,
Alors quand viennent les soldes, on fait une addiction,
La folie des achats, pour valoriser sa position.
Objets que l’on acquiert n’ont qu’une valeur transitoire,
On se croit enfin pourvu, tout cela est bien illusoire,
Quand viennent les soldes, on peut changer le destin,
En préférant faire l’amour, plutôt que les magasins.
A la place de flamber en période de disette,
Un tendre shopping, bien au chaud sous la couette,
Prouvera que le plaisir d’une denrée qui s’achète,
Ne remplacera jamais celui de cet instant de fête.
Avant de partir pour courir comme des fous,
Tentez ma recette, allez, tentez donc le coup,
En vous abandonnant à l’autel du plaisir,
Vous brûlerez des calories et retrouverez le sourire.

Claude Lepenseur le 5 janvier 2012


jeudi 25 mai 2017

LA TENDRESSE


On peut vivre sans richesse, presque sans un sou,
Des princes et des princesses, Y'en a plus beaucoup.
Mais vivre sans tendresse, on ne le pourrait pas,
Non, même si on le voulait, on ne le pourrait pas.
On peut vivre sans la gloire, qui ne prouve rien,
Etre inconnu dans l'histoire, et s'en trouver bien,
Mais vivre sans tendresse, il n'en est pas question,
Se priver de tendresse, Il n'en est pas question.
Quelle douce faiblesse, Quel beau sentiment,
Ce besoin de tendresse, qui vient en naissant.
Vraiment, c’est un travail qui est nécessaire,
Même s'il faut rester des jours sans rien faire,
Eh bien on s'y fait, mais vivre sans tendresse,
Sans en connaître ni le goût ni l’ivresse,
Mon dieu que Le temps paraîtrait long,
Oui que le temps nous paraîtrait long.
Dans le feu de la jeunesse, naissent les plaisirs,
L'amour fait des prouesses, pour nous éblouir,
Oui mais sans la tendresse, l'amour ne serait rien,
Je le répète sans cesse, l'amour ne serait rien.
Quand la vie impitoyable, nous tombe dessus,
On n'est plus qu'un pauvre diable, broyé et déçu,
Alors sans la tendresse, d'un cœur qui nous soutient,
Même avec maladresse, on n'irait pas bien loin.
Mon Dieu, dans votre sagesse, dans votre ferveur,
Faites pleuvoir sans cesse, au fond de nos cœurs,
Des torrents de tendresse, pour que règne l'amour,
Pour que règne l'amour, jusqu'à la fin des jours.

création d'après la chanson de Bourvil, "la tendresse"


mardi 23 mai 2017

J'OBSERVE CE MONDE


Depuis plus d’un siècle, j’observe ce monde,
Gesticulant sans cesse, invitant dans la ronde,
Ce monde qui ne vit plus que par procuration,
Ceux qui font de la fortune leur seule religion.
J’ai cent vingt cinq ans, et suis toujours effrayé,
De voir ces nouvelles mœurs, ces êtres exploités,
Pris individuellement, chacun parait charmant,
En parlant en tête à tête on dirait un enfant,
Mais quand ils sont en meute, ce sont des prédateurs,
L’homme dans son milieu, devient froid et sans cœur.
J’ai vu des êtres cupides, versatiles et menteurs,
Pour richesse et notoriété, sacrifier leur honneur,
Ils parlent au nom d’un dieu dont ils ignorent l’essence,
S’appuyant sur des mystères qui n’ont plus aucun sens,
Utilisant peur et superstition pour asseoir leur pouvoir,
Ils maintiennent les peuples constamment dans le noir.
Chacun reprend à son compte les belles phrases d’un autre,
Peut être pour se persuader qu’il est devenu le bon apôtre,
Cent vingt cinq ans que j’observe la folie de ce monde,
Et ils sont plus nombreux ceux qui entrent dans la ronde.
J’ai vu défiler toute une vie, il sera bientôt l’heure de partir,
Mon cœur est troublé, mais je n’ai pas peur de mourir,
L’homme prétentieux pense forcer son destin,
Inexorablement, il avance vers sa propre fin.

samedi 20 mai 2017

UN AMI


Un ami c’est précieux pour surmonter l’obstacle,
Lorsque la messe est dite, et finit le spectacle,
Il est alors présent tout comme un chien fidèle,
Supportant tes humeurs et ton esprit rebelle,
Là pour panser tes plaies, calmer ta douleur,
Et te réconforter quand tu as mal au cœur.
Un ami, c’est celui qui te dit sans ambages,
Les mots justes qu'il faut, pour redevenir sage,
Il te tend la main, pour te ramener sur la rive,
Quand ton esprit chavire et part à la dérive.
Il ne dit pas les mots que tu voudrais entendre,
Ne se prêtant jamais, à la flagornerie,
Ni ne te gargarisera de vile flatterie,
Car ce n’est pas son rôle, il faudra t'y attendre.
Un ami, c’est celui qui console et qui souffre,
Si ton âme se perd et penche au bord du gouffre,
Il sait être discret, mérite ta confiance,
Car il possède en lui des trésors d’indulgence,
De sa fidélité, jamais, il ne se dément,
Dans la peine ou la joie il est omniprésent.

Claude Lepenseur juin 2010


jeudi 18 mai 2017

ÉVOLUTION


Je ne suis qu'un pauvre étranger,
Dans ce pays que je croyais mien,
Je n'ai plus rien, plus un repère,
Pour me guider sur mon chemin.

Je revois encore cette clairière,
Où je m'allongeais sous un sapin,
A quelque mètres coulait une rivière,
Elle m'endormait, je me sentais bien.

Mais un jour la ville s'est agrandie,
D'un peu partout prit l'espace libre,
Ma petite clairière fut engloutie,
Ainsi fut rompu le fragile équilibre.

Me voici revenu en terre étrangère,
Plus de clairière, plus de sapin,
Quand je découvre la pauvre rivière,
En moi surgit un grand chagrin.

Le temps s'en va, le temps passe,
On reste toujours lié à notre enfance,
C'est quand les souvenirs s'effacent,
Qu'enfin se réveillent nos consciences.

Claude Lepenseur février 2014

mardi 16 mai 2017

SNIPER


Tu es palestinien, juif ou arménien,
Tu es blanc, noir ou même alsacien,
Derrière ta fenêtre au dixième étage,
Tu vois ces gens en bas, ils sont sans âge.
Dans ton viseur, tu les vois tous défiler,
Le doigt sur la gâchette, tu es prêt à tirer,
Bombe humaine dans une autre vie,
Tu es sniper juste pour aujourd’hui.
Tu es fils de la haine, bestiale et inhumaine,
Tu te sens bafoué, le reste de la semaine,
Ce soir un innocent de sa vie va payer,
L’ordre est sans appel, tu es déterminé.
Cette fois tu vas tirer, je suis dans ton viseur,
Tu ne tremble pas, tu n’as même pas peur,
Tu tiens dans ton viseur la somme de tes erreurs,
Tu es sur de ton fait, tu laves ton honneur.
Le coup vient de partir, ma tête a éclaté,
Ton sale travail est fait, tu as bien mérité,
Tu vas rentrer chez toi sans être inquiété,
Embrasser tes enfants, leur donner à manger.

Claude Lepenseur octobre 2008

vendredi 12 mai 2017

BONTÉ


Ne sois pas jaloux, si tu veux être bon,

N’utilise pas les mots comme des aiguillons,
Ne laisse pas le mal comme une arme acérée,
Sortir à petits coups de tes lèvres serrées.
Sous les coups les plus vils, ne hausse pas le ton,
Ne te transforme pas en donneur de leçons,
Evite les fureurs à ton âme ulcérée,
Le sourire est plus fort que la mine pincée.
Respecte au moins celui que le malheur accable,
Et pour toi même saches être plus charitable.
En délivrant ton cœur du poids d’un lourd tourment,
Si tu veux être bon, souviens-toi du serment,
Au chemin de la vie, apaisé, va sans peine,
Ou fleurit la bonté, ne peut souffler la haine.
Etre bon c’est aimer jusque dans la souffrance,
Vivre éternellement les rêves de son enfance,
Semer en souriant les parcelles de bonheur,
Comprendre la jeunesse et pardonner l’erreur.
Etre bon, c’est donner sans orgueil, en silence,
Et n’attendre en retour souvent qu’indifférence.
Si tu peux dans la vie, à la pire laideur,
Offrir un regard clair de la pure douceur,
Si tu sais dire non à toute perfidie,
Ton âme ne sera plus jamais enlaidie.
Alors des défavorisés tu ne seras plus l’envieux,
Tu auras trouvé la bonté, c’est le cadeau de Dieu.

Place la bonté comme base de ta vie, la justice comme mesure, la sagesse comme limite, l'amour comme délectation et la vérité comme lumière.
Claude Lepenseur janvier 2011 poème de Yolande Brachetti (1963) légèrement modifié

mercredi 10 mai 2017

LE RESTAURANT


Ce soir, décidons de nous offrir un resto,
Partons, pour un petit endroit peu connu,
Ou nous pourrons savourer, incognito,
Des mets, aux saveurs inconnues.

Une superbe carte, présentée par le chef,
Va nous conquérir et nous faire saliver,
La commande, sera passée en ordres brefs,
Et nous pourrons, manger et déguster.

Une saint Valentin, juste pour nous deux,
Pas un jour, par les us, imposé et choisi,
Il n’y a pas qu’un jour, pour les amoureux,
Et nous nous aimons, sans supercherie.

Cette soirée sera, le comble du bonheur,
Nous dinerons dans, un seul éclat de joie,
Partager ce repas, avec un seul cœur,
Te laissera, tous les sens en émoi.

Terminons la soirée, sur une piste de danse,
Pour éliminer toutes les calories superflues,
Que la musique porte notre bonheur en transe,
Il faut peu de choses, quand elles sont voulues.

Claude Lepenseur le 6 aout 2013

dimanche 7 mai 2017

D'AMOUR ET D'AMITIÉ


Aimer pour un jour ou aimer pour toujours,
L’amour nous fait vibrer, on croit s’envoler,
Les paroles douces et les beaux discours,
Des rêves plein la tête, on ne pense qu’à aimer.
Ce sentiment puissant est parfois confus,
On pense que si on aime on est aussi aimé,
Mais il arrive qu’on tombe sur un tordu,
Qui préférera dans l’amour, être détesté.
Et c’est plus je t’aime et plus toi tu me hais,
Même si tu t’adaptes pour tenter de lui plaire,
Son amour n’est pas le chemin de la vérité,
Et tu ne verras que croître sa colère.
Alors si à l’amour, tu n’oses plus rêver,
Ne baisse pas les bras à tout jamais,
Il y a un autre sentiment à lui opposer,
Presque aussi beau et c’est l’amitié.
L’amitié est une autre forme d’amour,
C’est de la tolérance qu’un jour elle nait,
Une amitié durera toujours,
Si on la laisse nous emmener.
Sans promesse et sans condition,
En amitié on ne se juge pas,
Fini les doutes, peurs et suspicions,
Mutuellement on s’offre le bras.
Pour ceux qui ne trouvent pas l’amour,
Et qui en ont assez de l’éphémère,
Dans l’amitié laissez couler vos jours,
Et vous retrouverez tous vos repères.
Claude Lepenseur novembre 2012


vendredi 5 mai 2017

J'AIME LE VOUS


Ce que j'aime, c’est vous dire vous,
J’'aime vous l’écrire, j’aime vous le dire,
Je suis un peu fou, mais j’aime avant tout,
Lorsque mes délires éveillent votre sourire.
C’est vrai que je joue, quand je vous dis vous,
Je crée une distance, mets votre cœur en transe,
Et dans votre émoi, il me plait beaucoup,
Vous voir en mon jeu, comme une récompense.
Pour vous satisfaire, je suis à genoux,
Vous êtes si belle, vous êtes si exquise,
Je vous suis conquis, je suis tout à vous,
J’ai plus foi en vous qu’en toutes les églises.
Auprès de votre âme, je me sens très doux,
Vous êtes si tendre à mon cœur d’enfant,
Que, éperdu d’amour, je n’aime que vous,
Dans votre sillage, je deviens un géant.

Claude Lepenseur le 24 avril 2010

mercredi 3 mai 2017

LES BEAUX DISCOURS


Que de beaux discours, belles paroles et mots d'amour,
Derrière les petits fours, les vautours cachent un compte à rebours,
Gagner, gagner toujours plus, et là plus question d'amis,
C'est l'univers capitaliste, royaume hypocrite de l'industrie !
Sans remord, pendant que le monde se meurt chaque jour,
Ils brûlent leur maudit argent, le disséminent au grand jour,
Tout ça pour briller, sur des yachts neufs, ou lors de soirées,
Au large d'une plage dorée, avec des jeunettes écervelées.
Vous restez les bras croisés, à regarder le monde mourir de faim,
Des enfants vous supplier de ne plus les faire mourir pour rien,
Des milliards de malheureux pour le seul plaisir de vos yeux
Même si vous décidez de les ignorer, moi je ne vois qu'eux !
Arrêtez donc de prôner l'amour, la justice, la gloire et la beauté,
Votre modèle de monde n'est fait que de misère et de pauvreté,
Pendant que la bourse vacille aux rythmes des guerres et des paix,
C'est l'ensemble du globe qui entretient l’injustice en sainteté !

Claude Lepenseur avril 2012