jeudi 13 juillet 2017

MES MOTS


Mes mots sont des perles aux couleurs limpides,
Incrustées finement dans les profonds sillons,
De votre âme si pure, votre univers splendide,
Aux tons aussi rares que ceux des papillons.
Mes mots sont comme ces fleurs à la senteur rare,
Cueillies avec amour dans l'éden de votre cœur,
Senteurs enivrantes et belle musique d’art,
S'y mêlent et s’y répandent en une tendre douceur.
Mes mots sont un éloge au verbe adorant,
Ravissement béat, écho à votre grandeur,
De votre esprit subtil, génie vagabondant,
Étalon débordant d’une immense ardeur.
Mes mots sont les vôtres, votre richesse m'inspire,
Vous êtes la matière, j’en suis l’humble artisan,
Vous êtes mon unique source aux paisibles soupirs,
Et mes vers ne traduisent que l’éternel grisant.
Claude Lepenseur janvier 2010

samedi 8 juillet 2017

MOTS ANONYMES


On les écrit, on les envoie, on les jette,
Comme des bouteilles lancées à la mer,
Juste des mots qu’une oreille guette,
Abordant l'instant et même l'éphémère.
Ces mots qui composent des lettres anonymes,
Qui iront se perdre aux couloirs du temps,
Ils viendront chavirer au seuil de l’intime,
Altérant les choses et les événements.
Il y a les mots qui n’engendrent pas d’écho,
Ceux qui par violence, obligent à écrire,
Même les mots cruels, peuvent devenir beaux,
Quand le narrateur sait ce qu’il veut dire.
Il y a le soir, un auteur qui s’épanche,
En mots anonymes, d’un auteur inconnu,
Qui viendront noircir cette page blanche,
Devenue importante, quand elle sera lue.

Claude Lepenseur janvier 2011

mercredi 5 juillet 2017

PAGE BLANCHE (HUMOUR)


Je commence ma phrase tout en ne sachant,
Parfaitement pas, ou cela va me mener,
Les idées pas très claires, les doigts vaillants,
Me voici en action, je tapote sur mon clavier.
Un à un les mots viennent et ils dansent,
Ca frétille, ça remue, on dirait une salsa,
Que même les pieds en oublient l’errance,
Des phrases qui peu à peu tombent en un tas.
Les idées se mêlent, tenir le cap, être le plus fort,
La folle course de mes doigts, use le clavier,
J’en perds le nord, je crois que mon texte est mort,
Et je parlais de quoi? Zut, j’ai déjà oublié.
Mais mes vers se suivent et s’enchainent toujours,
Je lis les mots, petit à petit je les comprends,
Pas de haine, je n’écris que des mots d’amour,
C’est bien beau, mais il faut conclure maintenant.
Je sais j’ai écris sans savoir ou j’allais en venir,
Et aujourd’hui, nous ne sommes pas dimanche,
J’achève mon texte, et je peux enfin me dire,
Que je ne suis pas resté, devant ma page blanche.

Claude Lepenseur le 7 mai 2010

dimanche 2 juillet 2017

ARGENT ET OR


Deux êtres qui sont assis, sur un vieux banc de bois,
Leur corps se frôlant, tout semble aller si bien,
Si ce n’était ces personnes, qui se donnent le droit,
De juger leur amour, quand ils se tiennent la main.

Ils s'aiment simplement, sans complexe et sans peur,
Et quand, dans leur intimité, à lui elle ose se donner,
Il ne la prendra pas, mais va la cueillir comme fleur,
Une si jeune rose, amoureuse de son vieux jardinier.

Dans ce tendre tableau, ce qui choque les gens,
C'est qu'à la blondeur dorée de ses vingt années,
Vient se mêler l'argent de tous ses cheveux blancs,
Savoir ce corps ridé, couché sur ce corps de poupée.

Personne ne peut juger, laissons les donc s'aimer,
Occupons-nous de nos fesses et regardons ailleurs,
Quand l'amour est si pur, il ne faut pas l'abimer,
Par des paroles cruelles et des regards moqueurs.

Je les trouve si beaux, sur ce vieux banc de bois,
Leurs mains qui se frôlent, leurs yeux énamourés,
Rien là qui me déplaise, car ils ont bien le droit,
De réunir dans l’amour, l'argent et le doré.

Claude Lepenseur le 15 mai 2011

vendredi 30 juin 2017

ULTIME MESSAGE


Ceux qui veulent que l'amour,
Ne soit plus un mirage,
Et qui voient chaque jour,
De la haine les ravages.

Ceux qui souhaitent que l'amour,
S'exporte d'avantage,
Et qu'enfin tour à tour,
Nous voyons sont image.

C'est au son du tambour,
Que l'on cherche des richesses,
Et la paix comme toujours,
Reste une vague promesse.

Il n'y a que l'amour,
Pour forcer le chemin,
Faire qu'à chaque carrefour,
On prenne le bon chemin.

On peut se battre toujours,
Pour trouver des merveilles,
Et nos enfants un jour,
verront luire le soleil.

Moi je n'ai que l'amour,
Pour faire taire le canon,
J'espère bien qu'un jour,
On me donne raison.

Je suis triste chaque jour,
Que l'on parle de guerre,
Moi je n'ai que l'amour,
Comme unique prière.
Je vous offre mon amour,
En ultime prière.

Claude lepenseur le 26 février 2016

mercredi 28 juin 2017

UNE AMIE


Une amie qui entre dans ta vie, sur la pointe des pieds.
Tu lui ouvres la porte de ton cœur, lui offrant ton âme.
Elle vit loin de toi. Mais elle est si près en pensée.
Peu importe, puisque vous êtes amis, amis de valeur.
Les doux souvenirs de vous, les cristaux de ton coeur !
La douceur d'un ange, t'offrant cette amitié.
Tu sais qu'elle était là pour toi, elle devient ta religion.
Jour après Jour vous poursuivez votre évolution.
On ne se voit pas, ne se parle pas tous les jours,
Peu importe, elle est là, dans ton cœur !
Les mots écrits, ses petites douceurs,
Te parviennent par internet.
Elle est ta muse, et toi son ange,
Vous riez ensemble de vos ailes blanches.
Vous ne vivez pas les mêmes choses aux mêmes instants,
Mais vous recherchez sans cesse un dialogue constant.
Vous êtes là pour apprendre à l’école de la vie,
En toute sincérité, votre amitié est infinie.
C’est vos discutions qui de jour en jour,
Vous ont fait comprendre ce qu’était l’amour.
En te renvoyant une image de toi,
Tu es enfin compris, le cœur en émoi,
Ce que signifie cet élan de tendresse.
Il faut vite agir, car le temps vous presse.
Pour toi la belle aura tout laissé,
Et tu dois partir, pour la retrouver.
Maintenant apprends avec elle,
Et dit lui sans cesse, qu'elle est la plus belle.
La joie partagée ensemble tous les jours,
Amitié unique, est maintenant amour.

Claude Lepenseur aout 2009

samedi 24 juin 2017

TANT DE MATINS


Combien de matins, combien de semaines
Qui sont passés trop vite dans une course incertaine,
Pour un morne avenir qui ne nous a rien appris ?
Une vie sans demain, un passé qui s’enfui,
Tant d’amis disparus, dure et triste fortune,
Pour des joies éphémères, une nuit sans lune.
Combien de livres ouverts, sans écrire les pages ?
Sommes-nous devenus fous, un jour sera-t-on sage?
Quand l’amour nous sourit, et s’exprime sans un mot,
Nous lui fermons la porte, que nous sommes bien sots.
Nous pleurerons alors une solitude retrouvée,
Pour un chagrin d’amour que nous aurons évité.
Toi qui enfant pourtant, faisait beaucoup de rêves,
Tu désertes la vie, tu as mis ton cœur en grève,
A l’automne de ta vie, en illustre inconnu,
Tu ne te souviens plus de cette belle ingénue,
Qui souriait à la vie et éveillait ton cœur,
Promettait à l’avenir une toute autre saveur.
Combien de matins, combien de semaines,
Nous avons boudé, avec la même rengaine?
La solitude pèse, il nait des idées noires,
Nous sommes responsables de cette triste histoire,
Pour avoir refusé l’amour qui venait à nous,
Nous prions en pleurant, quand on est à genoux.

Claude Lepenseur mars 2011

jeudi 22 juin 2017

CHARITABLE


Au pied de cette statue où brûle une lumière,
Des âmes pieuses prient et se voilent la face,
Devant l'ange Gabriel que le diable menace,
Et sort victorieux de cette effroyable guerre.


Il arrive par l'aile gauche un drôle de margoulin,
Qui ose tendre la main en entrant dans la place,
Mais personne ne désire puiser dans sa besace,
Et offrir quelques pièces pour apaiser sa faim.


Un homme à la chasuble arrive sur les lieux,
Il voit d'un mauvais œil cet être misérable,
On ne peut accepter qu'un petit grain de sable,
Vienne troubler ainsi la maison du bon dieu.


C'est un enfant perdu qui vous a dit adieu,
Et dans votre prêche viennent de belles paroles,
Que les actes renient et ceci n'est pas drôle,
Dans la maison de dieu vous reniez vos vœux.

Claude Lepenseur 20 février 1973

mardi 20 juin 2017

RONDE


On a toujours quelque chose de trop,
On vous hait quand ce sont des kilos,
Tu es trop grosse, tu es trop forte,
Et une à une se ferment les portes,
On dit que tu manques de volonté,
De ne pas avoir ce corps décharné,
Ce corps qui trône dans les vitrines,
Et qui s'expose dans les magasines.
Trop grosse, tu connais la chanson,
Mais eux ne connaissent pas la raison,
A l'école,dès la cour de récréation,
Ils disent que tu manges comme un cochon,
Te voici mise au ban de cette société,
Sans une seule voix pour t'aider.
Ils emploient des mots de remplacement,
Pour venir t'insulter plus poliment,
Tu n'es pas grosse, juste un peu ronde,
Plus enveloppée que tout le monde.
Mais tu connais bien leur rengaine,
Ils parlent intégration et tolérence,
En te refusant d'entrer dans la danse.
Souvent le soir tu as le cœur gros,
On te méprise même au boulot,
Et tu rêves souvent qu'un jour,
Tu croiseras un regard d'amour,
Que cesseront enfin les blâmes,
Devant la beauté de ton âme.

Claude Lepenseur novembre 2013

vendredi 16 juin 2017

HIER ENCORE


Hier encore, j’avais mes vingt ans,
Je parcourais la vie à pas de géant,
De mon avenir, j’en étais confiant,
Je ne voyais pas défiler le temps.
Hier encore, j’avais mes vingt ans,
Je n’imaginais pas que tous ses tourments,
Aléas de la vie et mauvais moments,
Useraient mon corps au fil des ans.
Aujourd’hui, je n’ai plus vingt ans,
Ce que j’ai construit est dans le néant,
Il me reste encore mon âme d’enfant,
Jetant un regard sur le temps présent.
Hier encore, j’avais mes vingt ans,
Dans ma vie tu es venue maintenant,
Et mon avenir redevient souriant,
Près de toi, je retrouve mes vingt ans.
Aujourd’hui, j’ai de nouveau vingt ans
L’amour transforme, ce monde charmant,
Je t’aime princesse, je t’aime maintenant,
Je t’aime princesse, et c'est pour longtemps.

Claude Lepenseur juillet 2010

mercredi 14 juin 2017

QUI EST RESPONSABLE?


Qui l’a envoyé dans le décor?
Qui est responsable et pourquoi est-il mort?
Ce n'est pas moi, non, ce n’est pas moi,
Ne me montrez pas du doigt.
Bien sûr, j'aurais peut-être pu l'éviter,
Si j’avais pris la route sans picoler,
J’aurais pu aussi me reposer,
Pour la plage, je n’étais pas si pressé,
Mes vacances sont maintenant compromises,
On me dit responsable de cette vie,
Mais ce n'est pas moi qui l'ai tué,
Vous ne pouvez pas m'accuser!
Qui l’a envoyé dans le décor?
Qui est responsable et pourquoi est-il mort?
Ce n’est pas nous, disent les témoins,
Nous vous savez on n’est pas du coin,
On ne savait pas qui appeler,
Sa voiture c’est enflammée,
On a eu peur de s’en approcher,
C’était plus simple de regarder.
Ce n'est pas nous qui l'avons tué,
Vous ne pouvez pas nous accuser!
Qui l’a envoyé dans le décor?
Qui est responsable et pourquoi est-il mort?
Ce n'est pas moi, dit le journaliste de la Tribune
J’ai juste tapé mon papier pour la Une.
Je dois publier des photos chocs, tu sais,
On sait que la route c’est plein de dangers.
Le macabre nous assure le tirage,
Je dois réussir la première page,
Ne dites pas que cette vie je m’en fou,
C’est le destin qui pilote tout.
Création d’après le texte « Qui a tué Davy Moore ? »  Ecrit par Bob Dylan et interprétée par Graeme ALLWRIGHT

S'il vous plait, soyez prudents pour vous, pour vos enfants, pour nous tous!

dimanche 11 juin 2017

BONHEUR


Je ne voyais que des gens qui bougent,
Quand je ne savais pas regarder,
On croit parfois que le ciel est rouge,
Lorsque le soleil va se coucher.
J’ai dû en faire de belles balades,
Me confronter aux éléments,
Pour faire un tri dans ces salades,
Que l’on me contait bien souvent.
J’ai rien envié, je n’ai rien eu,
J’ai rien volé, je suis bien vu.
Je n’ai pas réclamé la chance,
Lorsque mes jours étaient amers,
J’avais ma foi et ma conscience,
Je n’ai donc pas croisé le fer.
La vie est faite d’avantages,
Pour qui sait l’appréhender,
Je vous invite dans ce voyage,
Prenez la route vers l’amitié.
Ne voulant rien, je ne suis pas déçu,
Je suis heureux de ce que j’ai reçu.

Claude Lepenseur septembre 2014

jeudi 8 juin 2017

MARIVAUDAGE


Histoire d’hier, d’un passé, d’un autre âge,
Histoire d’amour courtois et marivaudage.
Qu'il m’est plaisant, pour vous, madame,
Avec mes mots, venir vous dire ma flamme.
Des mots utilisés pour toucher votre cœur,
Le façonner, l’attendrir, le conduire au bonheur.
Qu'il m’est agréable, parfois en rêvassant,
D’écrire pour vous mes tendres penchants,
Mots sans vice, mots complices, mots doux,
Qui jamais, ne provoqueront votre courroux.
Je n’ai rien de plus beau à vous faire entendre,
Que l’amour offert dans mes mots les plus tendres.
Dans mes poèmes, je peux chuchoter à votre oreille,
Des mots velours, des mots au doux parfum de miel,
Qui viennent chanter que vous êtes la plus jolie,
Qu’avec vous, je souhaite passer le reste de ma vie.
Je vous aime, et l’amour ne souffre pas de l’âge,
Même si mes mots ne sont que du marivaudage.

Claude Lepenseur le 9 novembre 2013

mardi 6 juin 2017

MA RÉVOLTE


M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde,
qui parle au fond de moi, comme le fait l'océan,
M'en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde,
dans ce cri que je lance au vent des quatre vents?
Ma mémoire pleure en sourdine.
Il est des êtres humains qui vivent dans la famine,
Il est des êtres humains qui n'ont pas à manger,
Et les pays riches, la nature contaminent,
Sans ce préoccuper de ces ventres affamés.
Je n'aime pas la famine.
Il est des pauvres gens, qui ne connaissent que la guerre,
Il est des pauvres gens qui vivent dans des camps,
Les grandes démocraties organisent le tonnerre,
Et sur leur misère, elles se font de l'argent.
C'est mes frères qu'on assassine.
Mes frères, mes amis, mes fils, mes camarades,
Vous ne briserez pas des autres le destin,
Mes frères, mes amis, je vous fais l'accolade,
Si vous me promettez de respecter les humains.
C'est plus dur qu'on imagine.
M'en voudrez-vous beaucoup, si je vous dis un monde,
Ou c'est chacun pour soi, sans rien voir ni personne,
M'en voudrez-vous beaucoup, si je vous dis un monde,
Ou l'on n'écoute pas souvent, lorsque le glas sonne?
Ce système court à sa ruine, à sa ruine.
Claude Lepenseur le 15/07/2012 Texte réalisé d'après la chanson Potemkine de Jean Ferrat


samedi 3 juin 2017

POURQUOI?


Il me reste peut être un jour ou deux à vivre,
Personne n’est venu. Je sais je vais mourir.
Dans ma tête de chien, y’a tant de souvenirs,
Et j’étais si heureux au temps où j’étais libre.
Je vous aimais pourtant, j’étais bien près de vous.
Et les enfants m’aimaient, moi aussi je l’avoue,
Et je cherchais toujours à vous faire plaisir,
Attentif comme un chien à vos propres désirs.
Je vous aimais depuis presque une vie entière,
Six ans, je m’en souviens, et c’était merveilleux.
Vous m’avez balancé à travers la portière,
Et je n’ai pas compris, c’était peut-être un jeu.
Vous avez disparu au loin sur l’autoroute,
Et je suis resté seul, me traînant au fossé,
Le cœur désespéré et l’esprit en déroute,
Gémissant de douleur sous ma patte cassée.
J’ai fini au refuge ou j’attends chaque jour,
Que l’on vienne me chercher et tout recommencer.
Je ne vous en veux pas, j’ai pour vous tant d’amour,
Que l’on sera bien chez nous comme par le passé.
Je voudrais tant revoir mes petits compagnons,
Annie qui m’emmenait si souvent en ballade,
Et François dont j’étais le meilleur camarade,
Et qui disait toujours que j’étais si mignon.
La nuit tout doucement a envahi ma cage.
C’est vrai je vous aimais et je vous aime encore,
Je ne dormirai pas et j’attendrai l’aurore,
En guettant tristement à travers le grillage.
Et puis quoiqu'il arrive, n’ayez pas de remords,
Au bout de mon amour, je vous offre ma mort.
Vous pouvez à loisir vous dorer sur les plages,
J’entends quelqu'un venir, il vient d’ouvrir ma cage.

Auteur de ce magnifique texte: MARC ANTOINE CIANFARA