mardi 28 février 2017

CHEVEU SUR LA LANGUE (Humour)


Quand le poète a un cheveu sur la langue

Z’ai un fheveu fur la langue.
Z’y ai penfé, suftement, ze voulais écrire une forte de poèfie,
qui foulignerait les difficultés de f’exprimer avec un fheveu fur la langue !
Fe n’est pas drôle tous les sours, ze vous affure.
Bon, fà a l’air fympathique comme fà, mais f’est vèczant !
Ze fens bien que les zens fe moquent de moi, mais z’ai tellement befoin de m’exprimer.
Z’espère que mon intruvion fur vos texftes ne vous zène pas, finon, faîtes-le moi favoir, ze m’en irai !
Ze fouhaitais me lanfer dans la fhanfon, mais mon impreffario me l’a
déconfeillé, ze vois pas pourquoi. Mais comme f’est un profeffionnel, ze l’ai écouté !
F’est dommave, z’aurai pu être un bon fhanteur, ze crois.
Z’ai voulu me lanfer en politique,
Mais ze n’ai effuyer que des critiques.
Bon, ze vais vous laiffer, z’ai du pain fur la planfhe, avec mes élèves, ze fuis profeffeur de dicfion .
Allez, z’y vais.

Claude Lepenseur le 18 février 2011

samedi 25 février 2017

POUR VIVRE


Un corps nous a été donné, on peut l'aimer ou le détester, mais ce sera le nôtre pour toute la durée de la vie.
On va apprendre des leçons, on est inscrit dans une école informelle appelée «Vie». Chaque jour nous avons l'occasion d'apprendre des leçons dans cette école, on peut aimer ces leçons, ou penser qu'elles sont idiotes ou sans pertinences. Mais si on veut grandir, il nous faut apprendre.
Il n'y a pas de fautes, seulement des expériences, la croissance est un processus d'essais et d’erreurs, les expériences « ratées » font tout autant partie du processus que celles qui réussissent. C’est ce qui différencie l’échec de l’apprentissage.
Une leçon sera répétée jusqu'à ce quelle soit apprise, elle nous sera présentée sous diverses formes, jusqu'à ce que nous l'ayons apprise, puis nous pourrons passer à la leçon suivante. Apprendre des leçons ne finit jamais. Il n'y a pas de partie de «Vie» qui ne contienne de leçon.
Ailleurs n'est pas meilleur qu'ici, quand notre ailleurs est devenu ici, on obtient à nouveau un autre ailleurs qui à son tour nous semblera meilleur qu'ici.
Les autres sont essentiellement des miroirs de nous-même, on ne peut aimer ou détester quelque chose chez autrui que si ce quelque chose reflète une chose que nous aimons ou que nous détestons en nous.
Ce que nous faisons de notre vie dépend uniquement de nous, nous avons tous les outils dont nous avons besoin, le choix nous appartient. Toutes les réponses aux questions de la vie sont en nous, ce qu'il nous faut, c'est regarder, écouter et faire confiance.
A mesure que nous nous ouvrirons à cette confiance, nous nous souviendrons de plus en plus de tout ceci.

Création faite d’après un texte de Gitta Mallasz

mercredi 22 février 2017

J'EFFACERAI MA MÉMOIRE


J'effacerai de ma mémoire
Toute ma vie, mon enfance,
Mauvais coups et déboires,
Et que s'installe l’espérance.
Le futur nous semble bien noir,
Que laisserons-nous à nos enfants ?
Cette violence qu'on nous fait voir,
Le long des jours, à tout instant.
Je ne comprends pas l'être humain,
Ce désir fou de tout contrôler,
Il compromet ses lendemains,
En imposant ses quatre volontés.
La guerre, la haine sont des fardeaux,
Que nos amis, des gouvernements,
Nous font porter sur notre dos,
Et les peuples suivent tout bêtement.
J’espère qu’un jour, tous les puissants,
Tous ceux qui imposent leurs idées,
Qui font périr tant d’innocents,
Seront obligés d’expier leurs péchés.
Nous pouvons nous aimer, pour changer,
Main dans la main pour avancer,
Ne retenir que ce qui va nous rapprocher,
Nous devons vivre pour nous aimer.

Claude Lepenseur le 30 mars 2011

dimanche 19 février 2017

AUTREFOIS


Les hommes autrefois avaient des foyers stables,
Ils gardaient la maison où leur mère mourait,
Et, quand d’autres enfants naissaient, on était
Moins à l’aise, mais plus unis, aux mêmes tables.
Les meubles centenaires étaient de vieux amis,
Les fauteuils allongés et les chaises massives
Où le soir, tricotaient jadis les aïeules pensives,
Servaient d’asile aux enfants endormis.
Les mêmes arbres verts et les mêmes tonnelles,
Qui les avaient vus blonds, les revoyaient tout blancs,
Et les rideaux des lits, dans leurs longs plis tremblants,
Gardaient comme un frisson des âmes paternelles.
Chacun avait le respect de la loi patriarcale,
On vivait loin du trouble assourdissant des villes,
Menant des troupeaux dans les plaines tranquilles,
Où les roseaux chantaient sous le vent musical.
On s’aimait gentiment dans une famille humaine,
Chaque jour se marquait par un progrès nouveau,
N’ayant qu’une demeure on n’avait qu’un caveau,
Et n’ayant qu’un seul nom on n’avait qu’un domaine.
Maintenant on jalouse, on divise, on combat,
Comme si par nos maux nous n’étions pas tous frères,
Pauvres chênes tordus par des ouragans contraires,
Dans la forêt humaine où la Mort nous abat.
Nous doublons nos douleurs par la haine et l’envie,
Car avec le soleil, l’amour de tous nos enfants,
Nous avons des bonheurs simples et charmants,
Qui font respecter Dieu, aimer et adorer la vie.
Mais nous avons greffé à cet ouvrage divin.
Le rameau maigre et noir des haines criminelles,
Et les penseurs sont là comme des sentinelles,
Jetant des cris de paix que l’écho roule en vain.
Pauvres fous ! Le destin, comme en un cachot sombre,
Nous pousse dans la vie et dans l’obscurité,
Alors agissons enfin pour que la Fraternité,
Soit, le soleil du cœur et le flambeau de l’ombre.

Claude Lepenseur, octobre 2009, Texte travaillé d’après un poème de Georges Rodenbach


jeudi 16 février 2017

RÊVE DANS LA NUIT


Devant son écran, dans ses nuits d'insomnies,
Il s'imagine un monde qui n'appartient qu'à lui.
Que cherche t-il de l'autre côté du miroir ?
Une lumière accueillante, même si c'est illusoire.
Il s'invente une femme, avec un visage d'ange,
Lui dédie ses paroles, en chantant ses louanges.
Il regarde le ciel recherchant son étoile,
Et dessine son corps, tel un peintre sur sa toile.
La nuit complice réveille ses fantasmes, il rêve,
Ses sens enfiévrés, l'emportent sur d'autres grèves.
Il sent son parfum, ses lèvres, la douceur de sa peau,
Son désir le rend fou, il ne trouve plus de repos.
Doucement, se laissant glisser sur un merveilleux rivage,
Vers elle il tend les mains, pour toucher son visage.
Il flotte sur un nuage, plus rien d'autre n'existe,
Le temps s'est arrêté, plus rien ne lui résiste.
Il vogue dans l'infini, au paroxysme du plaisir,
Ses yeux se ferment, mais il ne veut pas dormir.
Déjà le soleil pointe, s’ouvrant au nouveau jour,
Sa belle s'en est allée, emportant son seul amour.
Poète de la nuit tu te crées des mirages,
Quand revient le soir, tu repars en voyage,
Sur ton clavier froid, tu remplis les pages,
D’une douce mélodie qu'avec elle tu partages.

mardi 14 février 2017

PLANÈTE BLEUE


Ma terre, j’aime la regarder vivre,
Ma terre, j’adore l’écouter frémir,
De la goutte d’eau jusqu’à l’océan,
Du doux zéphyr jusque l’ouragan,
Ma terre, elle a inspiré tous les poètes,
Elle restera la plus belle des planètes.
Ma terre, elle favorise la vie,
Il faut en prendre soin aussi,
De ses montagnes aux belles plages,
Ma terre, nous invite tous au voyage,
Quand je regarde toutes ses facettes,
Chaque jour devient un jour de fête.
Ma terre, apprenons donc à la respecter,
Ma terre, apprenons aussi à l’aimer,
Ma terre, celle qui nous donne tant,
Préservons la pour nos enfants,
Comme le volcan vomit de son cratère,
Mon cri d’amour jaillit pour ma terre.

samedi 11 février 2017

GRATITUDE


Merci, Pour cette nouvelle journée!
Pour mes confrères, ma famille et pour toutes mes rencontres.
Pour mes amis, pour l’amour qu’ils me donnent.
Merci pour l’amour que j’ai autour de moi.
Merci pour mon toit, pour ma nourriture.
Merci pour ma santé, ma sécurité, mon bien-être.
Merci, pour la personne que je suis et celle que je deviens.
Merci, pour les personnes qui vivent avec moi, dans l’amour, la paix, le partage et la joie.
Merci, ma vie est: Sourire, paix, lumière, partage, compassion, amour, amitié, douceur, confiance, bonté, magnificence.
Merci pour ces moments de grâces, pour le grand bonheur que j’ai d’aimer et d’être aimé.
Merci encore, pour ces magnifiques paysages. Merci pour l’alternance des saisons.
Merci pour les montagnes, pour les milliers de fleurs, les rivières, les océans, pour toutes les merveilles de la nature.
Mille fois merci pour le gazouillis mélodieux des oiseaux. Pour la musique chantante du ruisseau. Tout ce que tu as créé par amour pour moi.
Merci pour le visage de l’enfant, le sourire du mendiant, la beauté de l'innocence et de la vérité.
Merci, pour ce paradis qu’il m’appartient de construire avant que mes yeux ne se ferment.

Claude Lepenseur

mercredi 8 février 2017

NON DIT (Relations humaines)


Il y a des mots, ceux que l’on ne dit pas,
Des mots, tus jusqu’aux portes du trépas,
Ils nous font peur, ils nous font mal,
Quand on les pense, viennent les larmes.
Depuis toujours, on a appris à se taire,
Et nos blessures, quelle belle affaire,
Les autres ne comprendraient pas,
Tous ces mots que l’on ne dit pas.
Parce qu’on ne sait comment les dire,
On peut juste essayer de les écrire.
Aux autres on n’ose pas se dévoiler,
Pensant que l’on ne peut rien demander,
Et, tout en essayant de se protéger,
On s’interdit de vivre, et aussi de rêver.
Il y a tous les mots que l’on ne dit pas,
Ces mots qui nous empoisonnent ici bas,
Ils nous ouvriraient des portes, des routes,
Mettraient enfin un terme à notre déroute,
Ces mots si on cessait de les taire,
Nous saurions enfin comment faire,
Pour ouvrir notre cœur à l’amour,
Et vivre enfin de très beaux jours.
Nous pouvons tous vivre et rêver,
Apprenons à parler, parler et écouter.
©

lundi 6 février 2017

LA CIGALE ET LA FOURMI (Fable)


La cigale ayant chanté tout l’été,
Se trouva fort dépourvue,
Quand la bise fut venue.
Monsieur De La Fontaine commençait ainsi,
Honneur au travail, c’est ce qui était dit.
Aujourd’hui, la fourmi besogneuse,
Se trouve bien malheureuse,
Le travail qui devait la nourrir,
A petit feu l’a fait mourir.
Alors que la cigale chante et danse,
Facilement se rempli la panse,
Car les loisirs et les paillettes,
C’est ce qui maintenant fait recette.
Nos dirigeants sont des racailles,
Qui ont dévalorisé le travail,
Pour bien vivre il ne faut rien faire,
Celui qui bosse n’a qu’à se taire.

Claude Lepenseur avril 2011

vendredi 3 février 2017

GWENAËLLE


Juin vient de m’offrir un morceau de printemps,
Mon cœur en émoi en est tout retourné,
Ma joie me vient d’un tout petit enfant,
Car c’est aujourd’hui que Gwenaëlle est née.


Petite princesse, avec tes jolis yeux bleus,
Ton tendre sourire et ta peau délicate,
Tu viens de faire un papi heureux,
Qui pour la vie n’oubliera pas cette date.


Tu sais mon ange, tu vas vite grandir,
Et tu suivras le chemin de ta vie,
N’oublie jamais alors dans l’avenir,
Que c’est pour toi qu’est né cet écrit.
Claude Lepenseur le 23 juin 2012


Dessin de Gwenaëlle janvier 2017