mardi 31 janvier 2017

LE TROU (Fable)


Un jour je suis tombé dans un trou et ça me fit très mal.
Un Cartésien se pencha sur moi et me dit : tu n’es pas rationnel, tu aurais dû voir ce trou.
Un Spiritualiste me vit et dit : tu as dû commettre quelque péché.
Un Mathématicien calcula la profondeur du trou.
Un grand reporter m’interviewa sur mes douleurs.
Un Yogi me dit : Ce trou est seulement dans ta tête, comme ta douleur.
Un Médecin me donna deux comprimés d’aspirine.
Une Infirmière s’assit sur le bord et pleura avec moi.
Un Psychologue m’incita à trouver les raisons pour lesquelles mes parents me préparèrent à tomber dans le trou.
Une Pratiquante de la pensée positive m’exhorta : Quand on veut, on peut !
Un Optimiste me dit : tu aurais pu te casser une jambe.
Un Pessimiste ajouta : Et ça risque d’empirer.
Puis un enfant passa, et lui, il me tendit la main.

dimanche 29 janvier 2017

LE CHOIX (Vie courante)


Nous avons le choix d'aimer ou celui de haïr,
Le choix de construire, ou bien de détruire,
De désirer le pouvoir ou de rester modestes,
Il faut peu de choses, de simples petits gestes.
Choisissons de vivre ou alors de mourir,
Décidons de rester amorphe ou alors d'agir.
Soyons intègres, nous possédons cette qualité,
Alors soyons sincères, et vivons avec intensité.
Nous regardons bien une fleur avec douceur,
Pourtant, nous nous détruisons avec vigueur.
Nous sommes plus fragiles que toutes ces fleurs,
Qui égayent la vie, la colorent avec splendeur.
Etre et paraître déforme toute notre existence,
Alors qu'être nous même, ouvre l'espérance,
De simplement commencer, le beau cheminement,
Voyage dans l’inconnu vers notre épanouissement.
Ayons le courage de nous regarder, avec sincérité,
Nous débordons d’amour, d’énergie et de vitalité,
Dans notre coeur nous découvrirons la vraie personne,
Vivant et Laissant vivre, devenons celle qui pardonne.
Osons, agissons, plutôt que se plaindre et se complaire,
Tout ce qui est dans la nature, nous guide et nous éclaire,
Observons-la avec amour et l’esprit bien ouvert,
Et il renaîtra en nous, cette magnifique lumière.
Claude Lepenseur septembre 2011


vendredi 27 janvier 2017

HUMAIN


Quelque soit la couleur de la peau,
Qu'il soit grand, petit, laid ou beau,
quelque soit son allure son aspect,
Tout être est digne du plus grand respect.
Si nous voulons être de bons apôtres,
Apprenons le respect pour les autres.
De l'enfant qu'on accueille à la naissance,
Au vieillard à l'automne de son existence,
De celle qui à notre cœur nous est si chère,
Femme compagne, une sœur ou notre mère,
Ceux qui nous suivent depuis notre jeunesse,
Respectons les c'est notre plus grande richesse.
Chacun sur terre est un être unique,
Acceptons le, voyons comme c'est magique,
On ne cède plus ni à la haine, ni à la guerre,
On participe à la symphonie de la terre,
Respectons le monde et chaque personne côtoyée,
Nous serons alors un humain respectable et respecté.

Claude Lepenseur le 20 avril 2013

mardi 24 janvier 2017

JE ME SUIS DEMANDÉ


Je me suis souvent demandé,
Pourquoi une planète comme la terre,
Voit tous ses peuples se déchirer?
Pourquoi vouloir toujours la guerre?
Il serait si simple de tous s’aimer,
Et de goûter, la liberté et l’amitié,
On devrait vivre comme des frères,
Pour pratiquer la solidarité,
Laissant enfin le fruit amer,
Pour la douceur de l’oranger.

Je me suis souvent demandé,
Pourquoi les êtres qui veulent la paix,
Sont tour à tour assassinés?
Nos dieu n'ont jamais demandé,
Que nous soyons son bras armé,
La justice on veut la décider.
De fausses excuses pour se cacher,
Juste pour masquer notre vanité,
Et tous nos crimes injustifiés.
Nous prenons le droit de décider,
Celui qui a droit à la postérité?
Au mépris du droit à l’égalité,
Et ça je ne peux pas l’oublier.

Je me suis souvent demandé,
Pourquoi l’endroit ou on est né,
Détermine quels sont nos droits?
Pourquoi certains sont affamés?
Alors que restant sourds à leur voix,
D’autres gaspillent sans compter?
Pourquoi, est-ce quand tout a raté,
Que les gens commencent à prier?
Toutes les valeurs sont reniées,
Mais dans la peine, on va chercher,
Une aide que l’on n’a pas trouvé,
Et c’est toujours pour réclamer,
Que nous allons implorer,
Et jamais pour remercier.
J’aimerais que vous y pensiez.

Claude Lepenseur le 12 mai 2011

dimanche 22 janvier 2017

ÊTRE ET AVOIR (Poésie)


Parmi mes meilleurs auxiliaires,
Il est deux verbes originaux.
Avoir et être, étaient deux frères,
Que j’ai connus dès le berceau.
Bien que opposés de caractère,
Je pouvais les croire jumeaux,
Tant leur histoire est singulière.
Mais ces deux frères étaient rivaux.
Ce que avoir aurait voulu être
Être voulait toujours l’avoir.
À ne vouloir ni dieu ni maître,
Le verbe être s’est fait avoir.
Son frère avoir était en banque,
Il faisait un grand numéro.
Alors que être, toujours en manque
Souffrait beaucoup dans son ego.
Pendant que être apprenait à lire
Et ne faisait que réciter,
De son côté sans rien lui dire
Avoir apprenait à compter.
Avoir amassait des fortunes
En biens et en liquidités,
Pendant que être, dans la lune
Se laissait déposséder.
Avoir était ostentatoire,
Lorsqu’il se montrait généreux,
Être en revanche, et c’est notoire,
Est bien souvent présomptueux.
Avoir voyage en classe Affaires.
Il met tous ses titres à l’abri.
Alors que être est débonnaire,
Il ne conserve rien pour lui.
Sa richesse est toute intérieure,
Ce sont les choses de l’esprit.
Le verbe être est tout en pudeur
Car sa noblesse est à ce prix.
Un jour à force de chimères
Et parvenir enfin à un accord,
Entre verbes ça peut se faire,
Ils conjuguèrent leurs efforts.
Et pour ne pas perdre la face
Parmi les mots rassemblés,
Ils se sont répartis les tâches
Pour pouvoir se réconcilier.
Et de palabres interminables
En arguments alambiqués,
Nos deux frères inséparables
Arrivent à être, et avoir été.

Texte réalisé d’après une chanson d’Yves DUTEIL


jeudi 19 janvier 2017

CHÈRE PRINCESSE (Amour)


Chère princesse, vous que je trouve si belle,
A votre beauté si pure, je vais rêver d’amour,
Pour une seule étincelle de votre vive prunelle,
Ancien enfant rebelle, devient poète d un jour.
J’aime observer votre air mutin de jeune fille,
Et votre front uni, votre peau sans blessure,
Votre douce haleine, votre Bouche qui scintille,
En s’ouvrant sur l’ivoire d’un sourire aussi pur.
Votre corps de fée, votre peau est si blanche,
L’on n’en voit que vos soyeuses boucles de jais,
Le cou qui se penche, flexible comme la branche,
Qu’un soir de printemps, caresse d’un vent frais.
Vous avez en vous, je vous en donne ma parole,
Tout ce qui me plait pour réussir à me charmer,
Votre âme est si belle, et vous n’êtes pas frivole,
Que j’en perds mes moyens et n’ose-vous aimer.
Claude Lepenseur le 25 février 2010

mardi 17 janvier 2017

VILLE OU CAMPAGNE (Nature)


Certains vivent sur le béton et les rues goudronnées,
D'autres empruntent les chemins caillouteux,
Gaz carboniques et quelques parcs embaumés,
Contre des prés, des bois et la voûte des cieux.
La vie en ville offre Certaines commodités,
Courses et déplacements sont bien plus aisés,
Quelque soit notre besoin, on trouve à acheter,
Et le bruit de la ruche, nous évite de penser.
Pour les gens de la terre ce n’est que désagréments,
Les hivers sont longs, les déplacements sont durs,
Mais on y apprend à vivre au rythme du temps,
L’horizon n’est pas limité par du béton et des murs.
Citadins asphyxiés par les voitures et les fumées d’usine,
Contre l’odeur de fumier pour les citoyens de la terre,
Bruit incessant et manque de repos qui nous mine,
Ou le chant des oiseaux accompagnant le tonnerre.
Le travail est la cause dans ce choix difficile,
Notre société s’est construite sur la surproduction,
Les campagnes se vident et se peuplent les villes,
Car nous devons briller sur le banc des nations.

Claude Lepenseur le 13 juillet 2010


samedi 14 janvier 2017

MES VŒUX


A tous ceux qui souffrent de la solitude,
Ceux qui pensent que la vie n’est que turpitude,
Votre cœur résonne de coups silencieux,
Vous cachez vos larmes en fermant les yeux,
Ceux dont les mots ne traduisent plus les pensées,
Je voudrais vous dire, bonne et Heureuse Année.
©
A tous ceux qui se sentent bien mal aimé,
Ceux que la vie laisse lâchement sur le côté,
A tous ceux qui aiment et ne le disent pas,
Ceux à qui plus personne n’ouvre les bras,
Vous qui avez le cœur et ne savez l’exprimer,
Je voudrais vous dire, bonne et heureuse année.
©
A tous ceux qui n’osent pas vous regarder,
Qui vous plaignent et n’osent pas l’avouer,
Ceux qui ont mal de vous savoir toujours seuls,
Et dont le cœur est plus étroit qu’ils le veulent,
Comme il serait beau de vous voir réconciliés,
Et vous dire sincèrement, bonne et heureuse année.
©
Pour 2017, ensemble relevons enfin le défi,
Dans l’union, nous donnerons un sens à la vie,
Nos frères cesseront de vivre dans la peur,
Ils auront un refuge jusque dans notre cœur,
A tous ceux qui auront donné un sens à l’humanité,
Je viens ici vous clamer, bonne et heureuse année.
©

jeudi 12 janvier 2017

PRIÈRE D'UN SAUVAGE


Mon frère, écoute le langage, écoute la prière qu’ose t’adresser un Sauvage, dont l’âme est sans déguisement.
Quelquefois, quittant ma cabane au bord de la grande prairie, que traversent d’étroits sentiers. Je suis sorti de mon sanctuaire, qu’ombrage d’un feuillage épais la forêt d’arbres séculaires, la forêt où habite la paix, la forêt ténébreuse et calme, qui retentit de chants d’oiseaux. Toutes les fleurs aromatiques, remplissent de suavité, comme l’encens de vos basiliques, dans les jours de solennité ! Pour parcourir vos grandes villes, je suis sorti de mes forêts, j’ai vu tous ces troupeaux serviles, et ce que vous appelez progrès, j’ai vu votre monde civilisé.
J’ai vu vos armes meurtrières, vos longs couteaux et vos bâtons de feu, de ce grand Siècle de lumières j’ai vu tous vos héros pervers qui ont détruit nos plus belles chasses, j’ai vu votre cheval de fer! J’ai vu les gazettes vénales, et tant de lâches écrivains ; j’ai vu les plumes les plus sales répandre à flots d’impurs venins ! J’ai vu tous vos pâles visages, qui se disent civilisés, vous avez la langue fourchue, et même en fumant le calumet vous ne respectez pas votre parole, vous nous avez fait signer des accords que vous avez trahit, ah ! Ce sont là les vrais Sauvages, sous de beaux masques déguisés ! Vous avez volé nos terres, détruit l’âme de nos ancêtres, vous avez détruit mon peuple, en donnant à nos plus braves cet immonde breuvage qui rend la tête molle. J’ai vu ces milliers de coquettes, en longues robes de velours, balayant toutes les banquettes, du centre jusqu’aux faubourgs. Oui, j’ai vu ce monde égoïste, ces froids adorateurs de leur ego, rien de plus laid, rien de plus triste, rien qui m’inspire plus d’effroi.
Rends moi la terre de nos ancêtres, laisse moi reconstruire mes totems, accepte que je chasse le bison pour nourrir les miens, et si tu veux vivre inconnu, viens, mon frère, viens au milieu de mes forêts, où l’on respire une atmosphère d’amour, de prière et de paix, une atmosphère de silence, d’étude et de recueillement, où le grand Manitou fait sentir sa présence, dans l’extatique enivrement.
Oh ! Viens, loin d’un monde de fange, de tout ce qu’il aime et flétrit, le grand Manitou fit les grands déserts pour l’Ange, et pour le sage qu’il bénit!


lundi 9 janvier 2017

MON AMI (Amitié)


Je vais aujourd’hui, vous parler de mon ami,
Celui grâce à qui, j’ai su qui je suis,
Un fourmillement familier, passe sous ma plume,
Une tendre émotion, un soleil qui s’allume,
Il est mon ami, il ne sera jamais mon maître,
Cela je l’ai su, dès que je le vis apparaître.
De notre belle amitié, il est un peu jaloux,
Mais même dans le chagrin, il ne parle que de vous,
Quand il vous regarde, le sourire dans les yeux,
Il vous donne son amour, il est si généreux,
Sa fidélité ne s’altère pas même avec l’âge,
Et du temps, il ne subit pas les ravages.
Je passe chez lui, quand j’ai mal dans mon être,
Et je parle de la vie, assis près de sa fenêtre,
Son fort caractère, il s’en sert comme une arme,
Il vous dit qu’il s’en fout, même au bord des larmes,
C’est mon ami, ce ne sera jamais mon maître,
Dans ce modeste écrit, il va se reconnaître.

Claude Lepenseur 23/08/2013
Texte réalisé d'après une chanson de Serge Lama


jeudi 5 janvier 2017

CRI DU CŒUR


Devant ces yeux béants qui ont froid qui ont faim,
Et ceux que leur argent sans cesse brûle les mains,
Devant les phallocrates qui dirigent ce monde,
Qui jouent aux acrobates avec toutes leurs bombes.
Je vois ceux qui ont rien, je vois ceux qui ont tout,
Ils leur tendent les mains, mais le riche il s'en fou.
J'aimerais voir la tendresse, de l'amour s'il en reste,
Aux cœurs je m'adresse, la paix est la promesse.
Au nom de qu'elle folie, au nom de quel pouvoir,
Nos enfants vont cueillir les lauriers de la gloire?
Au front des monuments n'écrivez plus l'histoire,
De soldats trop vaillants, qui ont voulu vous croire.
J'ai aux yeux une larme et mes mots pour le dire,
On sacrifie trop d'âmes pour ce monde de délire.
Suis-je devenu fou, est-ce moi qui ai tort?
Si on me tord le cou, je crierai bien plus fort.

Claude Lepenseur le 12 mars 2012

lundi 2 janvier 2017

POÈME VESPASIEN (Humour)


Je vais vous montrer que même en vers,
On peut faire de l’humour sur les waters.
Si ça sent bon et que c’est propret,
C’est que vous êtes aux cabinets,
Si vous trouvez beaucoup de mouches,
C’est que l’endroit est plutôt louche,
Mais de l’ouvrier au président,
Il faut poser ses excréments.
Une fois que vous êtes bien isolé,
Il vous faudra vous déculotter,
Que l’on soit vieux ou plein de jeunesse,
On est obligé de montrer ses fesses.
Poussez, si vous êtes constipé,
Le temps ici n’est pas compté,
Entrez vite tous les empressés,
Pour soulager votre diarrhée,
Car en ces lieux souvent chéris,
Même le papier y est fourni.
Et si vous souffrez de flatulences,
Promis, l’endroit gardera le silence,
Mais avant de partir, ce qu’il faut faire,
Ne pas oublier de vous essuyer le derrière,
De ces waters tant usités,
Préservez en l’intégrité.
Rendons grâce à nos vespasiennes,
De faïence ou de porcelaine,
Que l’on soit riche ou bien fauché,
Pas de lutte de classe dans les wc,
On les dit turcs ou bien tinettes,
Tout est une question de cuvette,
Quand celles-ci se trouvent bouchées,
Nous sommes tous bien embêtés.
Entrez, entrez aux cabinets,
Nous raconter vos petits secrets,
Savoir péter c’est tout un art,
Pour ne pas faire dans son falzar.
Et si cet écrit peut vous plaire,
Alors affichez, le dans vos waters.

Claude Lepenseur le 13 mars 2010