mercredi 30 novembre 2016

ATHEISME? (Spiritualité)


Il est important de mêler intimement à son esprit l’enseignement ou la pratique que l’on reçoit, et de les appliquer dans la vie de tous les jours. Les gens sans religion sont très nombreux. L’important est que leur vie ai un sens, c'est-à-dire, au fond, qu’ils soient heureux. Chacun de nous a droit au bonheur, mais personne n’a le droit de détruire celui des autres. Le but de l’existence humaine ne peut-être de faire souffrir qui que ce soit. Même si nous atteignons le sommet de la connaissance ou de la richesse, sans respect, ni compassion pour autrui, notre existence n’est pas digne d’un être humain.
On voit des gens qui ont tout le confort souhaitable, mais qui dépendent des tranquillisants ou de l’alcool pour calmer leurs angoisses. Être bon, aider les autres, modérer ses désirs, se satisfaire de son sort, tout cela ne concerne pas seulement ceux qui suivent une religion. On ne peut pas se contenter d’avoir sur les choses un regard limité, de prendre en compte un seul élément, une seule cause, un seul facteur. Chaque situation doit être envisagée sous ses aspects multiples. Je ne dis pas qu’il faut renoncer à son bonheur pour ne se consacrer qu’à celui des autres. Je dis que les deux sont inséparables. Pour se comporter de façon humaine, il n’est pas nécessaire d’avoir une croyance religieuse, il suffit d’être humain ! Les hommes qui se maîtrisent, ont des pensées bienveillantes et des paroles affables, ils ont naturellement beaucoup d’amis. On se sent bien en leur présence et même les animaux s’approchent d’eux. A l’inverse, quand nos pensées sont incontrôlées, nos propos agressifs, nos actes violent, les autres nous évitent et se sentent mal à l’aise dès qu’ils nous voient.
Nous dépendons des autres pour nous nourrir, nous vêtir, trouver une place dans la société, pour réussir notre vie, et pourtant nous considérons comme des ennemis ces personnes auxquelles nous sommes si étroitement liés.
Quelle étonnante contradiction.

Claude le penseur le 26 juillet 2007


lundi 28 novembre 2016

DONNER (Fraternité)


Vous me dites, Monsieur, que j'ai bien mauvaise mine,
Qu'avec la vie que je mène, doucement je me ruine,
Que je ne gagne rien à trop me disperser,
Et vous me dites enfin que je semble fatigué.
Oui je suis fatigué, et sachez que je m’en flatte,
J’ai tout de fatigué, le foie, le cœur et même la rate,
Je m'endors épuisé, je me réveille plus las,
Mais j’avoue, Monsieur, je ne m'en soucie pas.
On n'est jamais aussi fatigué qu'on le croit !
Et quand cela serait, n'en a-t-on pas le droit ?
Il faut s’être senti plier, sous le poids formidable,
Des vies dont un beau jour, on s'est fait responsable,
Savoir qu'on a des joies ou des pleurs dans ses mains,
Savoir qu'on est l'outil, l’espoir d’un autre demain,
Savoir qu'on est la tête, savoir qu'on est la source,
Aider une autre existence à poursuivre sa course,
Et pour cela se battre à s'en casser le cœur,
Cette fatigue-là, c'est rien que du bonheur.
Et sûr qu'à chaque pas, à chaque assaut qu'on livre,
On va aider quelqu’un à vivre ou à survivre,
C’est sûr qu'on est le port et la route et le quai,
Où prendrait-on le droit d'être trop fatigué ?
Celui qui fait de sa vie une si belle aventure,
Marquant chaque victoire, en creux, sur sa figure,
Et quand la vie vient y mettre un creux de plus,
Parmi tant d'autres creux ça passe inaperçu.
La fatigue, Monsieur, c'est un prix toujours juste,
C'est le prix d'une journée d'efforts et de luttes,
C'est le prix d'un labeur, d'un rien ou d'un exploit,
Non pas le prix qu'on paie, mais celui qu'on reçoit.
C'est le prix d'un travail, d'une journée bien remplie,
C'est la preuve, Monsieur, qu'on marche avec la vie.
Quand je rentre la nuit et que ma maison dort,
J'écoute mes sommeils, et là, je me sens fort,
Je me sens transformé par mon humble souffrance,
Et ma fatigue alors est comme une récompense.
Et vous me conseillez de courir me reposer !
Mais si j’acceptais là, ce que vous me proposez,
Si je m’abandonnais à votre douce intrigue,
Je mourrais, Monsieur, tristement, de fatigue.

D’après un texte de Robert Lamoureux




samedi 26 novembre 2016

L'ENFANT (Poésie)


Les jours se suivent et ainsi passent les années,
Un an de plus, comme le temps est vite passé,
Le corps vieillit, s’épaissit ce n’est pas une histoire,
Mais quand curieux, je regarde dans le miroir,
Je retrouve ce que je suis, je ne vois que l’enfant,
Le même regard innocent qu’il avait à trois ans.
On dit souvent que quand vient la vieillesse,
L’homme grandit et acquière de la sagesse,
Mais l’enfant que je suis, lui n’a pas changé,
Il a conservé dans son cœur la même pureté,
De sa naïveté, beaucoup se sont gaussé,
Mais entrer dans la méchanceté, il a refusé.
Dans sa candeur, il a voulu vivre pour être,
Et refuser de vivre, de vivre pour paraître.
J’aurais pu aisément avoir le meilleur,
Mais je cherchais à vivre dans le bonheur,
Je n’ai pas la gloire, mais la vie m’a gâté,
Elle m’a permis de croiser l'âme de mon aimée.
Et quand il faudra partir un jour, pour le néant,
Vous verrez alors passer, une âme de trois ans.


Claude Lepenseur le 12 mai 2011

jeudi 24 novembre 2016

VIVRE D'AMOUR


Vivre d'Amour, on commence le matin par le premier regard, le premier sourire, la première caresse et le premier bonjour.
Vivre d'Amour, on s’embrasse sans raison, juste pour le plaisir de le faire, sans rien attendre en retour.
Vivre d'Amour, on prend le temps de se regarder, de se parler et de se toucher.
Vivre d'Amour, on se téléphone pour un rien juste pour se dire que l’on s'aime ou prendre de ses nouvelles, on se fait des surprises sans rien attendre en échange.
Vivre d'Amour, on se prend dans les bras chaque fois que c'est possible, juste pour sentir sa chaleur, rétablir le contact et se donner de l'affection.
Vivre d'Amour, on s'accorde la liberté de vivre pour soi-même, sans attachement excessif, en se laissant sentir que l’on s'aime toujours, même si nos corps sont loin l'un de l'autre, on est assuré que nos âmes se moquent des distances, quelque soit le nombre de kilomètres qui nous séparent.
Vivre d'Amour, on rit et on s'émeut ensemble, heureux de vivre à deux et de nourrir cette complicité de n'importe quelle façon.
Vivre d'Amour c'est si simple quand on aime comme je t'aime.


Claude Lepenseur le 31 mars 2010


mardi 22 novembre 2016

DON DE VIE (Fraternité)


Ils sont nombreux, allongé dans un lit d'hôpital,
Ou à attendre à la maison en supportant leur mal,
Pendant de longs mois, quelquefois des années,
La parole ou le coup de fil qu’ils ont tant espéré.
Une malformation, maladie ou accident de la vie,
Et maintenant leur vie se retrouve en sursis,
Un rein, un cœur, ils l’attendent dans l’espoir,
Qu’il arrive, compatible, qu’ils puissent le recevoir.
Ils savent qu’aujourd’hui les greffes réussissent,
Il y a plus de guérisons que de rejets qui surgissent,
Le problème dans l’attente est la longueur de la liste,
Prévoir de donner, très peu de monde en piste,
Il faudra une mère ou un père devant leur enfant mort,
Au-delà de leur douleur, apporter le réconfort,
Il ne faut pas oublier que dans cette promesse de survie,
Il faudra accepter de donner une vie pour une vie.


Claude Lepenseur le 06 juin 2013

dimanche 20 novembre 2016

ÉCOUTE (Relations humaines)


Notre parole se doit d'être irréprochable. Parlons avec honnêteté de ce que nous pensons, n’utilisons pas les mots contre nous-même, ni pour médire sur autrui.
Ne réagissons à rien de façon personnelle. Ce que les autres disent et font n’est qu’une projection de leur propre réalité, de leur rêve. Lorsque nous sommes immunisés contre cela, nous ne sommes plus victime de souffrances inutiles.
Ne faisons aucune supposition. Ayons le courage de poser des questions et d’exprimer nos vrais désirs. Communiquons clairement avec les autres pour éviter tristesse, malentendus et drames.
Faisons toujours de notre mieux. Notre mieux change, quelles que soient les circonstances, faisons simplement et nous éviterons de nous juger, de nous culpabiliser et d’avoir des regrets.

Soyons méfiants, mais sachons tout de même écouter. Utilisons la force de l'humilité pour remettre en question tout ce que l'on entend et même ce que l'on dit, n'est pas toujours vérité ce que l'on croit vérité, c'est pourquoi il nous faut écouter pour bien saisir ce que sous-entend chaque mot afin de comprendre le sens du message.

vendredi 18 novembre 2016

IL EN PARLAIT AINSI (Autrefois)


Écoutez donc l’histoire que je vais vous narrer,
Elle est ni blanche ni noire, mais c’est la vérité,
C’est une drôle d’aventure qui a touché la France,
Depuis le nord de la France jusqu’à la Provence.

Il y avait des domaines, il y avait des troupeaux,
Les étables étaient pleines de vaches et de veaux,
Les ports s’activaient tout autour des pêcheurs,
Qui parcouraient la mer, pour vivre de leur sueur.

Il manquait pas d’usines, il manquait pas de travail,
Mais ceux qui nous gouvernent, devenus des canailles,
Toute cette richesse de France, ils l’ont bien sacrifiée,
A une Europe gourmande, pour une bonne rentabilité.

Mais un jour de Bruxelles, des hommes sont venus,
Vos campagnes sont vieilles, vos villages sont perdus,
Pour vous ce n’est pas raisonnable sur ce sol de rester,
Faites donc vos bagages et devenez des émigrés.

En 1960, Monsieur Hugues Aufray nous l’avait chanté,
Certains n’ont pas compris, et d’autres déjà pleuraient,
La chanson nous parlait d’un petit âne gris,
Mais c’est bien de la France dont il parlait aussi.
Oui ! C’est bien de la France dont il parlait ainsi.

Claude Lepenseur le 21 mars 2011


mercredi 16 novembre 2016

L'AMITIE


L'amitié est un sentiment si discret,
Qu'il ne se clame pas au grand jour.
Il s'acquiert avec le temps, comme l'amour,
Pourtant il n'en est qu'un cousin secret.
L'amitié, c'est rester serein,
Ne rien demander en échange,
Mais seulement tendre sa main,
A quelqu'un qui n'a pas d'ange.
L'amitié se donne sans compter,
Sans tromperie, même s'il est dur,
De rester honnête et d'être sur,
Que la vérité, ne va pas blesser.
L'amitié c'est souvent s'oublier,
Pour savoir apprendre à écouter,
Les histoires parfois si personnelles,
Sans juger et sans remarques cruelles.
L'amitié, elle vous touche au cœur,
Quant en face, une autre âme sœur,
Vous écoute et vous livre ses conseils,
Pour que votre chemin soit merveille.
C'est tout ça l'amitié,
Mélange de sensibilité,
Caresse d'intimité,
Sans mauvaises pensées.



lundi 14 novembre 2016

L'ENVAHISSEUR (Méditation)


Elles entrent, envahissent nos maisons,
Viennent nous prendre dans nos salons,
Elles se prétendent être des informations,
Mais ne font qu'abrutir toute notre raison.

Votre matraquage en devient toxique,
Il ne reste plus de place pour la critique,
La voie de la vérité serait à la télé,
Il faut les croire, ne jamais douter.

Devant mon écran, souvent je pense,
Que sort de la beaucoup de violences,
Une personne, un flic que l'on agresse,
Ça fait tourner votre fond de commerce.

Loin d'élever nos connaissances,
La télévision tue nos consciences,
Et dire que certains devant leur lucarne,
Lui trouve encore beaucoup de charme.

Face à ce monde qui s'agite,
Souvent il arrive que je cogite,
Que si la télé n'était pas une poubelle,
Oh oui que la vie pourrait être belle.

Claude Lepenseur le 13 novembre 2016





vendredi 11 novembre 2016

LA PRIÈRE D'UN ÂNE


Bonnes gens, voyez moi, je ne suis qu’un âne,
Animal stupide, paresseux, on me dit sans âme,
Têtu et récalcitrant, je n’ai pas droit au pardon,
Juste digne d’un bât, et parfois d’un chardon.
Vous me voyez ce jour, bien triste et fatigué,
Pourtant sur mon dos, la croix de Saint André,
Souvenir de cette nuit, ou ce fut à moi,
De réchauffer de mon souffle l’enfant roi,
Puis il était urgent de sortir de Judée,
Je suis celui qui l’a toujours accompagné.
De tout temps, je ne connu que le bât et les coups,
J’ai tout enduré, et pourtant je ne suis pas fou,
Quand vous me croisez, trottinant sur le chemin,
Sachez le, et j’en suis fier, je m’appelle Martin,
Je suis discret et je ne rêve pas de la gloire,
Que vous cherchez en contant vos histoires.
Ceux qui me connaissent, savent la vérité,
Car sur mon compte, vous vous êtes trompé,
Mais c’est ainsi, je n’ai pas choisi mon destin,
Je suis un âne, c’est vrai, mais pas un assassin.
Pour cette vie de souffrance et d’humiliation,
Sans hésiter, je vous offre mon pardon.


Claude Lepenseur le 26 juin 2009

mardi 8 novembre 2016

LIBRE DANS SA TÊTE (Poésie)

Il met de la magie, dans ce qu'il entreprend, 
Le sourire facile, même pour les mécontents, 
Il s'amuse de la vie, évite les pièges, 
Se laisse pas étourdir au bruit des manèges, 
Il vit sa vie sans s'occuper des grimaces, 
Que font près de lui les crabes dans la nasse. 
Libre, c’est ce qui se dit depuis qu’il est né, 
Même certains disent qu'ils l'ont vu voler. 
Il travaille un peu, quand son cœur est d'accord, 
Ne vous en faites pas, il sait doser ses efforts, 
Il regarde autour de lui, les yeux plein d'amour, 
Il t'aime en silence, il n'ameute pas du tambour. 
Comme il n'a pas d'argent pour faire le voyageur, 
Il voyage dans sa tête, nous parle avec son cœur. 
Et s’il arrivait qu’il se trouve derrière les barreaux, 
Pour quelques mots de trop qu’il pensait trop fort, 
Il resterait libre en regardant voler les oiseaux, 
Qui de leurs frêles ailes, voyagent sans effort. 
Mais dans nos pays, on suit la loi du plus fort, 
Et si tu parles d’amour et d’amitié, tu auras tort. 
Derrière des barreaux, il sera libre dans sa tête, 
Du haut de sa fenêtre, son cœur fera la fête. 
Claude Lepenseur le 5 octobre 2014

samedi 5 novembre 2016

AIMER ET ÊTRE AIMÉ (Fraternité)


Aimer et être aimé, c’est le sens de la vie,
Aimer c’est être saint, aimer c’est être béni,
La règle de l’amour est règle de sagesse,
Occultant les peurs, elle met le cœur en liesse.
Lorsqu’on se sent lésé, que notre cœur est blessé,
La meilleure chose à faire, est bien de pardonner,
A toujours vouloir appliquer la règle du talion,
Nous allons dans les pas, d’une drôle de religion.
Chacun d’entre nous tous, a une part de bien,
Et si l’un fait un faux pas, sachons lui tendre la main,
L’amour nous enseigne, que l’exemple que l’on donne,
Seul, modifie le monde, l’assagit et le raisonne.
Aimer ou être aimé, mais ne pas devenir un objet,
Une preuve de l’amour, vivre dans le respect,
L’intelligence sans amour, n’est que pure sottise,
Amis passant ici, il faut bien que je vous dise,
L’amour fait naître la vie, ceci est vérifié,
Alors prenez l’amour comme unique bouclier.

Claude Lepenseur septembre 2012


mercredi 2 novembre 2016

CONFESSION (Humour)


Le 05 septembre 1969, les Charlots déguisés en groom chantent un extrait d'une parodie du Métèque de Moustaki, "Avec ma gueule de pauvre mec".
J’ai revisité ce texte en gardant la pointe d’humour.

Avec ma gueule de sale mec,
De vieux bouseux au profil sec,
Qu'aurait eu comme un accident,
Avec mon nez tout désaxé
Et mes deux yeux tout étonné,
De voir mes deux oreilles en même temps.
Avec mes mains de laboureur,
Paluches de vieux fouineur,
Qui veut fouiller dans ton jardin,
Avec ma bouche qu'est ce quelle pue,
C’est tout le pinard que j’ai bu,
J’ai plus de dent, mais je sens le vin.
Avec ma peau qui est toute craquelée,
Et qui a choisi de se parfumer,
A la bouse prise dans les champs.
Avec mon âme qui a perdu,
Depuis longtemps toutes ses vertus,
Malgré le picrate que j’ai mis dedans.
A toi je veux dire ma douce Marie,
Toi que j’ai choisi pour tes radis,
Que j’aimais aussi ta vieille jument.
Je prends ce jour une décision,
C’est que pour le restant de nos jours,
Je vais faire fructifier notre amour,
Et je te fais cadeau de ta pension.


Claude Lepenseur le 2 décembre 2010