lundi 31 octobre 2016

LE VIEUX (Méditation)


Assis sur un banc je suis de mes yeux rêveurs,
Un vieil homme marchant qui vient avec lenteur,
Quelques ombres sans forme le suivent en douceur,
Et notre homme se courbe comme pris de douleurs,
Alors se redressant, il porte sa main au cœur,
Et revient sur ses pas, son regard sans la peur,
Puis laissant son vieux corps aller vers la chaleur,
Il s’assied prés de moi, alors je sens son odeur,
Puis une ombre d'enfant vient s'asseoir à coté,
Et je le vois sourire, puis rire à en pleurer,
Lorsque l'ombre s'éloigne et enfin disparaît,
Le vieil homme se tourne vers mes yeux étonnés,
Il me dit : " mon petit laisse moi tout t’expliquer,
Ces ombres sont mes sœurs, mes frères, mes aînés,
Mes amis, ennemis, maîtres et même mon aimée,
Ces ombres, maintenant, ne sont que du passé."


Claude Lepenseur le 25 mars 2013

jeudi 27 octobre 2016

LETTRE DE ROSE


Toi l’homme qui prit ma vie et qu’un jour j’ai aimé,
Comprendras-tu un jour, ce que tu m’as fait endurer,
Tu es venu me conquérir avec des mots charmants,
Tu as nourri mon rêve, l’avenir devenait grand.
Mais une fois unis, tu as complètement changé,
Toutes tes belles promesses, elles étaient envolées,
Je peux le dire sans haine, mais j’ai connu l’enfer,
Supportant coups et privations, à ne savoir qu’en faire.
Tu as tout exploité pour mieux briser ma vie,
Briller parmi les gens était ta seule envie,
N’être que ton ombre, je pouvais l’accepter,
Mais recevoir tes coups, je n’étais pas obligée.
Il fallait bien qu’un jour, j’échappe à la torture,
Le hasard a frappé dans un accident de voiture,
Toi tu fus indemne et moi handicapée,
Bouteille d’oxygène pour vivre sur un siège liée.
Il a fallu tout ça pour enfin être libre,
Et maintenant je peux réapprendre à sourire,
Je pourrais aujourd’hui, te haïr à jamais,
Mais pour toi je n’aurai plus que pitié.
Après avoir connu tout un monde de mensonges,
Je reconstruis ma vie avec de nouveaux songes,
Ma réponse est que après toutes ces vilenies,
Je retrouve un sens à donner à ma vie. 

Claude Lepenseur le 13/11/2011 pour une amie (Anne-Marie) aujourd'hui disparue

lundi 24 octobre 2016

MON SONGE


Délicieux instant, une nuit dans un songe,
Instant de vérité, ce n’est pas un mensonge,
Sommeil bienfaiteur, qui me fit voir une déesse,
Car dans la douce nuit, J'ai rêvé d'une princesse,
Son corps était si doux, et son teint tout rosé,
Elle est tellement agréable et si belle à regarder.
Dans son regard clair et ses yeux couleur de vert,
Je me sentis transporté, dans un autre univers,
Découvrant la chaleur du royaume de son cœur,
Elle me fit partager un bel instant de bonheur.
Elle restait si calme et si douce à mes côtés,
Qu’en cette belle nuit, mon cœur  se mit à chanter,
Il montait dans la nuit, une tendre mélodie d'amour,
Usant de mon courage, pour gagner son cœur velours.
Elle m’observait rieuse, souriante et angélique,
Mon songe se transforma  en un rêve magique.
Ses douces lèvres nacrées, me faisaient rêver,
Alors d'un geste tendre c’est elle qui m’a guidé,
Pour que j’y vienne déposer le plus doux des baisers.
Réveil magnifique en découvrant près de moi,
Son corps dénudé, sa peau douce comme soie,
Je réalise mon bonheur, l’étendue de ma joie,
Car pour l’éternité, cette princesse c'est toi.

Claude Lepenseur le 22 avril 2010

mercredi 19 octobre 2016

LE LAC DE LA MAIX ( Nature )


La barque semblait sortir de son lit de nuages,
Émergeant de la nuit, d’un voyage sans retour,
Aventures fabuleuses sur l'océan des âges,
Pour venir jeter l'ancre juste au lever du jour.
Les eaux calmes de ce lac, sont pleines de caractère,
Et près des flots mouvants je viens souvent m’asseoir,
Je reste là rêveur, seul, assis sur cette pierre,
La nostalgie me gagne, lorsque descend le soir.
Je vois venir une barque, qui vogue en silence,
Elle s’annonce de loin, sur l'onde et sous les cieux,
C’est le bruit de ses rames qui frappent en cadence,
Comme pour caresser, tes doux flots harmonieux.
Beau lac dormant dans la forêt obscure,
Rien ne peut t’altérer, ou te faire rajeunir,
Garde de cette nuit, de cette belle nature,
Avec la rosée, mon plus tendre souvenir.
Dans les chaudes journées, ou par les nuits d’orages,
Je garderai l’image d’un lac abrité de verts coteaux,
Peuplés de noirs sapins, et d’animaux sauvages,
Qui viennent au crépuscule, boire dans tes eaux.
Dans le vent qui gémit, le roseau qui soupire,
Avec les parfums légers de cet air parfumé,
Ce que je veux te dire, c’est tout ce qui respire,
Qui chante avec mon âme pour dire on t’a aimé.


Claude Lepenseur le 02 mars 2011

Pour voir l'endroit qui m'a inspiré ce poème, rendez vous sur mon autre blog en cliquant ICI

lundi 17 octobre 2016

L'AVENTURE ( Méditation )


Sur le chemin de la vie,
Je n'ai pas toujours compris,
Tout ce qui m'était promis,
Mais je sais qu'aujourd'hui,
Je ne peux pas changer,
Ce que fut mon passé.

J'ai vécu tant de saisons,
Pensant avoir raison,
De mettre tant de passion,
Dans toutes mes missions,
J'ai pris, j'ai aussi donné,
Je n'ai jamais compté.

Au soir d'une aventure,
Sur une terre peu sure,
Je regarde avec joie,
Ce que en quoi je crois,
Car je porte pour toujours,
Les couleurs de l'amour.

Claude Lepenseur le 16 octobre 2016

vendredi 14 octobre 2016

JE PENSE À EUX ( Fraternité )


Je pense à ceux qui sont privés de bonheur,
A ce gamin qui souffre de la faim et qui pleure,
A cette personne âgée, vivant seule, qui meurt,
A ce couple ruiné, vendant sa demeure,
A ce jeune diplômé, qui malgré son labeur,
Voit son avenir dans la crainte et la peur.
Je pense à ces usines qui tour à tour ferment,
A tous ces innocents qu’un beau jour on enferme,
A ces malades qui se battent sur un lit d’hôpital,
Et avec la souffrance, connaissent l’issue fatale.
Je pense à ces handicapés, qui vivent cloitrés,
Prisonniers de leur corps, et en plus rejetés,
A tous ceux qui souffrent d’être différents,
Méprisés et maudits par des gens tolérants,
A cette femme mariée et qui est torturée,
Par un mari buveur, sous ses coups répétés.
Je pense à cette nature qui est pourtant si belle,
Campagne, mers et océans, servent de poubelles.
Si nous pouvions un jour redonner le sourire,
A toutes ces personnes qui n’ont plus d’avenir,
Acceptons une fois d’ouvrir nos esprits et nos cœurs,
Pour que tous les malheureux connaissent le bonheur.


Claude Lepenseur 27 janvier 2008

mercredi 12 octobre 2016

MON RÊVE ( Vie courante )


A quatorze ans, je vivais en province,
J'imaginais ce que serait ma vie,
J'étais sur, d'avoir la vie d'un prince,
Car pour moi, tout aurait réussi,
J'en étais sur j'arriverais à tout faire,
Un grands destin m'était donc promis,
Je serais un défenseur de la terre,
Je serais connu dans plusieurs pays.

Je me voyais déjà en grand chirurgien,
On ne parlait que de moi dans les hopitaux,
J'étais le meilleur, habile de mes mains,
guérissant les gens, combattant leurs maux.
Je rêvais aussi de devenir juriste,
Le meilleur plaideur dans les tribunaux,
Retirant des noms à la longue liste,
Qui était chaque fois, donnée au bourreau.

Les ans ont passés, j'ai tourné la page,
Les rêves brisés des gens sans le sou,
J'ai réalisé que ce n'était pas très sage,
Mes pauvres parents, j'ai pensé à vous.
Ce contretemps, ce n'est pas une misère,
Quoi qu'il arrive, on ne courbe pas le dos,
De ces instants, je suis resté très fier,
C'est pour ça que je suis devenu mécano.

En filature j'ai fait mes premières armes,
Tous les métiers je savais les réparer,
J'intervenais sans qu'il ni ai de drame,
De tout le monde j'étais très apprécié.
Puis un beau jour, je me suis reconverti,
Car dans ma tête je voulais évoluer,
Je suis parti dans la métallurgie,
Et j'ai pu me remettre à rêver.

Je me voyais déjà en maître de l'usine,
J'étais consulté par tous les bureaux,
J'étais reconnu au fond de la mine,
Maîtrisant tous les hauts-fourneaux.
Ces rêves de gloire sont bien éphémères,
La réalité peut être un joli cadeau,
On peut évoluer sans se faire la guerre,
J'ai donc tisser des liens amicaux.
Depuis la retraite tout est loin derrière,
Point de mondanités ni de petits fours,
J'ai construit ma vie sans faire la guerre,
Car dans l'amitié il y a beaucoup d'amour.

Claude Lepenseur le 05 mai 2015, d'après la chanson de Charles Aznavour, "Je me voyais déjà "

lundi 10 octobre 2016

EN AMI ( Amitié )

Qui que tu sois, d'où que tu viennes,
Quel que soit ton horizon, tes amis, tes amours,
Sache que ma maison est la tienne,
Et mon hospitalité je te l’offrirai toujours.
Que tu sois un ami, un passant, un étranger,
Tu ne peux être mon ennemi, je n'ai pas d'ennemis.
A ma table si tu viens, je te servirai à manger,
Qui franchit mon seuil sans haine est reçu en ami.
Quel que soit la couleur de ta peau, de ton âme,
Que tu crois en Dieu, Allah, Bouda, ou en rien,
Je ne te jugerai pas, je ne serai pas un infâme,
Chez moi tu verras, je ferai que tu te sentes bien.
Que tu sois riche ou pauvre, homme ou femme,
Je suis prêt à t'entendre, je suis prêt à t'aimer,
Si ta vie est un conte ou si elle fut un drame,
Je recevrai ton cœur, je t’aiderai à oublier.
Je te souhaite la liberté d'exister, celle d’aimer,
La fraternité des peuples, l’égalité d’amour,
Je t’apprendrai à conjuguer le verbe pardonner,
Et la vie t’apparaîtra sous un nouveau jour.
Toi tu me dois seulement le respect que je te porte,
Le trahir ne serait vraiment pas digne de toi !
Une fois entré chez moi, à toi de faire en sorte,
Que je ne regrette pas de te recevoir en roi.

Claude Lepenseur 12 février 2013



vendredi 7 octobre 2016

LE MIROIR ( Philosophie )



J'ai croisé un homme, il avait les larmes aux yeux,
Derrière son sourire, il semblait malheureux.
Je l'ai regardé, observé pendant des heures,
A travers son regard je pouvais voir son cœur,
Il était grand, beau avec un air généreux,
Mais surtout meurtri, blessé et honteux.
Ne comprenant pas ce qui lui arrivait,
Je lui ai demandé pourquoi il pleurait.
En me regardant, il me répondit tout simplement :
« C'est à cause de toi que je pleure maintenant,
Tu as des rêves plein la tête mais des pensées si noires,
Tu pourrais être heureux, et tu construis ton désespoir.
Il ne tient qu'à toi de faire de ta vie un rêve ou un foutoir,
Alors peins aujourd'hui ta vie comme une œuvre d'art.
Les rêves peuvent toujours devenir réalité,
Si tu prends tout le temps pour les réaliser.
Tu sais il faut commencer par y croire,
Pour que la lumière surgisse dans le noir. »
C'est à ce moment que j'ai enfin compris,
Qu'il fallait tout d'abord aimer la Vie.
Profiter de tout moment qui vient à passer,
Prends des risques et agis, sans trop te questionner.
Puis, après un ultime échange de regards,
Le soleil m’est apparu dans le brouillard,
Alors j'ai dit adieu dans des airs d'au revoir,
A ce reflet que me renvoyait le miroir.


Claude Lepenseur le 06 septembre 2010

mardi 4 octobre 2016

COMPLAINTE POUR UNE DAME ( Humour )


Dans cet univers où tout reluis,
Aux lavabos, robinets, rien ne fuit,
Tintement de piécette pour seul bruit,
Qui sera suivi d’un simple merci.
Quel mauvais sort, quelle ironie ?
Vous a frappé de cette infamie ?
Qui donc vous a mis en ce paysage ?
Pourquoi ce masque sur votre visage ?
Seule sous le blanc soleil des néons,
Qui illuminent les murs et les plafonds,
Vous ressassez vos mortes saisons,
Passées entre serpillières et torchons.
Vous redoutez que ouvrant la porte,
Par où tous les gens entrent et sortent,
Surgisse un jour cette ancienne amie,
Perdue de vue depuis plus d’une décennie.
Pourtant, le drame finit toujours par arriver,
Il est bien inutile de vouloir le narrer,
De part et d’autre une grande émotion,
Suivie d’un embarras sans nom.
Pourtant, humblement penchée sur la lunette,
Le front brûlant, dans votre tête la tempête,
Serrant les dents, vous offrîtes place nette,
Comme chaque jour, cent fois vous faites.
Il est regrettable que l’on vous oublie,
Qu’on se sente bien sans voir votre vie,
Alors les mots que j’aligne aujourd’hui,
Seront votre récompense, madame pipi.


Claude Lepenseur le 14 novembre 2013

samedi 1 octobre 2016

A L'ENCRE DE TES YEUX ( Amour )


A l’encre de tes yeux, j’ai embrasé ma vie,
Au plus froid de l'hiver, ton regard m'éblouit,
Lumineux le printemps, incandescent l'été,
L'automne est luxuriant, fougères de baisers.
A fond dans la passion j'ai comblé mes béances,
Refermé peu à peu les blessures d'enfance,
A tes ancrages sûrs, mon corps s’est amarré,
La houle de tes reins le fait longtemps vibrer.
Nos âmes sur l’océan, planent à l'unisson,
Nos corps enlacés glissent comme poissons.
Aussi loin que tu sois, pèse ta douce main,
Sur ma nuque soumise à ton désir divin,
Qui du fond de ton corps, en cette île lointaine,
Jaillit de tes yeux verts, ô ma belle souveraine.


Claude Lepenseur le 23 juin 2009