jeudi 29 septembre 2016

ANNÉES 1960 ( méditation )


Je me souviens dans les années soixante,
Nous habitions dans la France profonde,
Loin des horribles images qui nous hantent,
Inconscients de toutes les brisures du monde.
Pour aller à l’école, nous partions à pied,
Jusqu’au centre du village, là où elle se nichait,
Toujours en bande, de copains et de copines,
Tout en jouant, nous révisions nos comptines.
La classe était unique, le maître également,
Souvent sévère et parfois indulgent,
Il nous enseignait avec brio et conviction,
Les règles de la langue et les opérations.
Histoire, géographie et même la République,
Leçon de morale et instruction civique,
Toutes ces matières étaient au programme,
Et pour étudier nous mettions tant de flamme.
La télévision, avec toutes ses agressions visuelles,
Ne nous inondait pas de mauvaises nouvelles,
Nous étions très naïfs, peu instruits de ces vilénies,
Ces guerres immondes et tous ces lâches compromis.
Nous étions pauvres, mais très riches à la fois,
D’un savoir généreux connaissances des bois,
Nous savions nous contenter de très peu,
Mais je vous le jure, nous étions très heureux.


Claude Lepenseur novembre 2008




mardi 27 septembre 2016

PAS SANS TOI ( Fraternité )


Je n'habite pas dans le même pays,
Je ne suis pas né au même endroit,
Je ne vis pas la même vie,
Je n'obéis pas aux mêmes lois.
Je n'ai pas la couleur de ta peau,
On ne vit pas sous le même drapeau,
Nous n'avons pas la même identité,
Nous n'avons pas la même nationalité.
Nous n'avons pas la même apparence,
Je ne parle même pas ton propre langage,
Je n'ai même pas ton intelligence,
Nous sommes loin d'avoir le même âge.
Je n'ai pas vécu avec ton passé,
Je n'ai jamais eu les mêmes projets,
Je ne vis pas avec tes souvenirs,
Jamais on a eu le même avenir.
Nous ne suivons pas la même religion,
N'avons pas les mêmes idées politiques,
Nous n'avons pas les mêmes passions,
On ne danse pas sur la même musique.
On ne pense pas de la même façon,
Je ne possède pas tous tes dons,
On n'a pas les mêmes connaissances,
Nous n'avons pas les mêmes compétences.
Je ne connais pas toutes tes croyances,
On ne défend pas les mêmes causes,
J'ignore même toutes tes espérances,
On ne rêve pas pour les mêmes choses.
Nayant pas les mêmes états d'âme,
On ne brûle pas de la même flamme,
Mais nous pouvons suivre les élans du cœur,
Ensemble être sur le chemin du bonheur.
Car nous sommes les enfants de la terre,
Ensemble nous sommes toute l'humanité,
Que notre quête apporte enfin la lumière
Construisons un monde de fraternité.
Nous sommes tous des citoyens du monde,
Qui aspirons à vivre une paix profonde,
Viens mon frère soyons troubadours,
Et faisons triompher l'amour.

Lepenseur le 1 mai 2015, d'après l'hymne à la fraternité de Serge Toussaint, grand maître de l'Ordre de la Rose-Croix

dimanche 25 septembre 2016

VIE SANS HISTOIRE ( Fable )

Tu n'as jamais eu de poupée,
Quand tu n'étais qu'une enfant,
Très peu de gens te souriaient,
A croire qu'ils n'avaient pas le temps.
Tu n'est jamais partie en vacances,
Comme le rêve tous les enfants,
C'est pas ta faute, ce manque de chance,
Même pas la faute de tes parents.

Tu n'as rien demandé, tu n'as rien eu,
Mais une poupée, ça t'aurait plu.

On ne choisissait pas son avenir,
Quand on n'était pas fortuné,
Et pour l'honneur on se fait bannir,
Quand la famille pense que tu as fauté.
Pour l'histoire d'un mauvais jour,
Que tu n'as pas vu arriver,
Vient un mariage sans amour,
Avec celui la même qui a abusé.

Tu n'as rien demandé, tu n'as rien vu,
Te voici mariée à ton insu.

Malgré tout ça tu t'es battue,
Tu savais tenir un foyer,
Le compagnon qui n'est pas l'élu,
Ne voit même pas tout ce que tu fais.
Alors en femme courage,
Tu as choisi de t'émanciper,
Tu l'as fait sans haine sans rage,
C'est encore toi qui t'es sacrifiée.

Tu n'as rien demandé, tu n'as rien eu,
Mais être aimée tu aurais voulu.

Et va la vie et va la chance,
Tout fini par arriver,
Au hasard de nos errances,
nos regards se sont croisés.
Ensemble on a écrit l'histoire,
Qui donne la vie à notre amour,
Notre rencontre c'est notoire,
Ouvre la porte d'un nouveau jour.

Tu n'as rien demandé, tu y as cru,
Et le bonheur t'est apparu.

Claude Lepenseur le 5 juillet 2014

jeudi 22 septembre 2016

LE LOUP ( Fable )


J’ai croisé dans la forêt, un tout petit gamin,
Chaudement habillé, il cheminait gaiement,
Parti de bon matin, marchait sur le chemin,
Pour aller visiter quelque lointain parent.
La forêt était profonde et le sentier si sombre
Qu'il grelottait de froid, petit enfant fragile,
Se retournait inquiet, sentant des ombres,
Qui l’épiaient du fond, de cette forêt hostile.
La nuit survint bientôt et l'enfant s'égara,
Effrayé il s'assit près d’un gros tas de branches,
Une ombre aux grands yeux, surgit et s'approcha,
Posa un gros museau sur le bord de sa manche,
C’était un loup énorme, au pelage gris clair,
Il était effrayant, et l’enfant avait peur,
Mais la terrible bête, avec de belles manières,
Consola le petit et lui donna sa chaleur,
Lorsque le jour survint, le gentil animal,
Conduisit l’enfant vers l’accueillante lisière,
Ou le soleil naissant, éclairait tout le val,
Puis il s’en retourna au cœur de sa tanière.
Petits, n'écoutez pas les fables qu'on vous conte,
Nul loup ne mangerait une fille ou un garçon,
Amoureux de la liberté, ils errent par le monde,
Obligés par les hommes à d'étranges concessions.


Claude Lepenseur le 23 novembre 2011

lundi 19 septembre 2016

LE CLOWN



Il est, et c'est notoire, une bien étrange chose,
En rencontrant un clown, de prendre un air joyeux,
Sait t-on qu'en son sein son cœur est bien morose,
Et que pour le masquer, il fait sourire ses yeux.

Pliant sous sa peine, jamais personne n'ose,
Enlever au chagrin son voile pernicieux,
Prenant la gaieté comme une belle chose,
Et refoulant en soi la douleur de son mieux.

Un monde de l'oubli, voici un drôle d'usage,
Mais n'allons pas juger, ce ne serait pas sage,
Ni croire qu'il est vrai, tout ce bel air moqueur.

Le clown vous fait rire, et c'est bien la sa force,
Mais une fois dans sa loge, tombe son écorce,
L'homme qui vit au dehors est mort à l'intérieur.

Claude Lepenseur le 5 juin 2014


samedi 17 septembre 2016

POUR NE PAS CRIER


Je viens écrire pour vivre,
J'écris aussi pour plaire,
Je parle de ce qui enivre,
Je dénonce toutes les guerres.
Sur la page, je parle, je décris,
Tout ce qui me fait hurler,
De ces silences meurtris,
Aux hypocrites regrets.
Face à tous ces désespoirs,
Je publie chaque jour,
Quelques jolies histoires,
Où je vous parle d'amour.
A l'ombre de chaque soir,
De doutes et de questions,
Il nous faut écrire l'espoir,
Trouver chaque solution.
Ce n'est pas dans la peur,
Que l'on trouve l'assurance,
En soulageant les pleurs,
On retrouve la confiance.
Quand on fait de beaux rêves,
Peuplés de belles images,
La haine se met en grève,
Laisse la place au partage.
Avec mes pauvres mots,
Je viens toucher vos cœurs,
Vous offrir comme cadeau,
L'amour et le bonheur.


Claude Lepenseur le 16 septembre 2016

mercredi 14 septembre 2016

UN BEAU JOUR


Un beau jour, un beau jour plein de vie,
Près d'un lac, je l’ai vue endormie,
Ses cheveux, étaient couleur de jais,
Et ses mains, sur sa poitrine posées.
Lentement, les yeux elle a ouvert,
Ce regard, était si pur et vert,
Lentement, sur moi il s’est posé,
Et mon cœur s’est mis à chavirer.
De sa main, elle a touché ma joue,
Un baiser, je posai sur son cou,
Dans les arbres, les oiseaux chantaient,
A l’amour, qui vient ou qui renaît.
Dans l’instant, la vie a basculée,
Car l’amour, on ne peut refuser,
Cet amour, habille, nos jours nos nuits,
D’une passion, qui durera la vie,
Et allume, le ciel de mille feux,
Nous offrant, la puissance des dieux.
Mon amour, garde moi auprès de toi,
Bel amour, et surtout souviens toi,
Qu’un beau jour, un beau jour plein de vie,
Près d’un lac, je t’ai vue endormie.

Claude Lepenseur, le 22/11/2011, inspiré par l'aigle noir de Barbara


lundi 12 septembre 2016

LE VERBE AIMER



Aimer, n’est pas un verbe difficile à comprendre,
Il ne faut pas user toute une vie pour l'apprendre,
On croit que aimer c’est se regarder, se dire j’ose,
Qu'il nous faut juste regarder les mêmes choses.
On croit s'aimer, sans vouloir taire notre moi,
Mais il faut le taire pour enfin entendre le toi,
Aimer, c'est se réjouir, ne pas penser à questionner,
Se laisser guider tendrement avec les yeux fermés.
On n'aime pas quand on choisi pour la parure,
Aimeriez-vous un livre uniquement pour sa reliure?
C'est difficile, mais à quoi ça sert d'aimer,
Celui qui ne sait même pas le conjuguer?
Car, si en amitié on arrive toujours à dire tout,
En amour, on doit changer, c’est le don de tout,
Pensez que si nos yeux ne peuvent le regarder,
Nos oreilles ne pourront jamais l'écouter,
Ce n'est pas la beauté qui rend l’amour gros,
C'est d’être aimé par l’autre qui nous rend beau,
Dans une vie de couple il ne faut pas l’oublier,
C’est Pardonner, qui fera vivre le verbe Aimer.

Claude Lepenseur le 20 juin 2011

samedi 10 septembre 2016

L'ARBRE MORT



Près d'un arbre mort,
Le soir je m'endors,
Squelette délabré,
Il est riche d’années,
Avec tous ses ans,
Il enseigne aux vivants,
Même vieux, soyez fiers,
De ce que vous fîtes sur terre.
Ne rougissez pas de votre vie,
Elle fut bien remplie,
Vous avez offert le meilleur,
Pour obtenir le bonheur.
Vous n’avez rien à regretter,
Personne ne peut vous reprocher,
Même devant le malentendu,
Vous avez fait ce que vous avez pu.
Et en pensant à tout ça,
Une petite voix me parle tout bas,
Car ce soir près de mon corps,
Un vieil arbre s’endort.

Claude Lepenseur le 10/08/1973

jeudi 8 septembre 2016

LE PAYSAN



Je me souviens de lui, comme si c’était hier,
Son visage buriné, sillonné par les ans,
Ses mains rudes et solides qui travaillaient la terre,
La pipe qu’il fumait en rêvant sur un banc.
Les pieds dans des sabots de l’aube à la nuit,
Tirer de l’eau au puits, pour abreuver les chevaux,
Un labeur harassant pour occuper sa vie,
A la tombée du jour, ramener le troupeau,
Il faut traire les bêtes une heure avant l’aurore,
Porter le lait, les œufs, jusqu’au village voisin,
Aller voir la basse-cour, si les œufs vont éclore,
Jeter le bois au four, voir la pâte au pétrin.
Je me souviens aussi de la forge brûlante,
L’enclume résonnant sous les coups de marteau,
Les naseaux exhalant une haleine fumante,
De la bête attendant qu’on lui ferre un sabot.
Et cette douce odeur de la paille et du foin,
De la soupe avalée sur le coin d’une table,
Une vache qui vêle, une poule comme témoin,
Dans la douce chaleur qui règne à l’étable.
Quand l’hiver se prolonge en frissons obstinés,
Quand la bise rugit, que la neige s’étend,
Se lever avant l’aube, pour une dure journée,
Il ne se plaignait pas, le rude paysan.
La messe du dimanche, son unique passe-temps,
Où il pouvait enfin, sous la voûte de bois,
Tandis que s’élevaient, les prières et les chants,
Somnoler, doucement, à l’ombre de la croix.

Claude Lepenseur le 05 janvier 2013
Texte non libre de droit

mardi 6 septembre 2016

BEAUTÉ RECHERCHÉE


Philosophe, s’il te plait, Parle-nous de la Beauté,
Dis-nous ou la trouver, ou doit-on la chercher ?
Comment mener la quête, quand on est sans boussole ?
Est-elle dans l’attitude, ou dans les belles paroles ?
La beauté d’un visage, ou d’un corps de déesse,
Permet-elle à une âme d’éviter la détresse ?
La vrai beauté, n’est pas synonyme de gloire,
Elle se voit au grand jour, se devine dans le noir.
La beauté nous permet d’éviter les ténèbres,
Elle fait voir l’essentiel, et écarte l’éphémère.
Je pense l’avoir vue, au sommet des montagnes,
Sur le bord de la mer, et en pleine campagne.
Certains l’ont aperçue par-delà le levant,
D’autres l’ont vu naître le soir au couchant.
Toi qui cherche la beauté, et qui voudrait la voir,
Regarde plus souvent, ton image dans le miroir.
Avoir confiance en soi, ne pas avoir peur,
Et vous découvrirez un jardin plein de fleurs.
La beauté est en toi, apprend à la regarder,
Tu sauras ce que c’est, d’aimer et d’être aimé.

Claude Lepenseur le 5 décembre 2011
Texte non libre de droit

dimanche 4 septembre 2016

UNE SIMPLE FLEUR



Sur cette terre j'ai vu pousser d'étranges choses,
Des chardons des ronces et bien d'autres choses,
Alimentées par de très vilaines pensées,
Ces mauvaises plantes n'arrêtaient de pousser.
J’ai vu la violence et la haine entrer dans les cœurs,
Je décidai de faire pousser une seule fleur,
Une simple rose que j'ai alimenté avec l'amour
Et la tolérance que j'ai trouvé chaque jour.
Ma fleur bien que fragile est devenue très belle,
Je voulais la protéger et prendre soin d'elle,
Alors pour qu'elle ne cesse de s'épanouir,
Dans l'écrin de mon cœur moi je l'ai enfoui.

Claude Lepenseur le 15 janvier 2010
Texte non libre de droit

PRESENTATION


Toi qui passe dans mon univers et qui prend le temps de t’arrêter, sache que tu es ici chez toi, que tu laisses ou non une trace de ton passage n’est pas important, ce qui est important c’est que tu ressentes beaucoup de plaisir à parcourir ce blog, que tu te sentes imprégné d’amour, de joie et de bonheur quand tu es passé chez moi.
Je ne cherche ni à révolter le monde, ni à jeter le discrédit sur quelqu’un, je parle de sujets qui me font réfléchir et qui méritent que l’on réfléchisse tous ensemble, je ne désire que la paix, le bonheur de tous, et je sais que pour donner du bonheur il faut très peu de chose, alors si dans la journée, j’éclaircis le ciel d’un seul de mes visiteurs, je suis heureux.

J’utilise des mots simples, des mots comme moi, ils peuvent parfois dérouter, j’en demande pardon à l’avance, mais ce sont mes mots et ils parlent de mon cœur. Si tu veux rencontrer le bonheur, ouvre ton cœur et laisse toi imprégner par l’amour, tu garderas la foi en l’humanité tant que tu l’aimeras.