dimanche 19 février 2017

AUTREFOIS


Les hommes autrefois avaient des foyers stables,
Ils gardaient la maison où leur mère mourait,
Et, quand d’autres enfants naissaient, on était
Moins à l’aise, mais plus unis, aux mêmes tables.
Les meubles centenaires étaient de vieux amis,
Les fauteuils allongés et les chaises massives
Où le soir, tricotaient jadis les aïeules pensives,
Servaient d’asile aux enfants endormis.
Les mêmes arbres verts et les mêmes tonnelles,
Qui les avaient vus blonds, les revoyaient tout blancs,
Et les rideaux des lits, dans leurs longs plis tremblants,
Gardaient comme un frisson des âmes paternelles.
Chacun avait le respect de la loi patriarcale,
On vivait loin du trouble assourdissant des villes,
Menant des troupeaux dans les plaines tranquilles,
Où les roseaux chantaient sous le vent musical.
On s’aimait gentiment dans une famille humaine,
Chaque jour se marquait par un progrès nouveau,
N’ayant qu’une demeure on n’avait qu’un caveau,
Et n’ayant qu’un seul nom on n’avait qu’un domaine.
Maintenant on jalouse, on divise, on combat,
Comme si par nos maux nous n’étions pas tous frères,
Pauvres chênes tordus par des ouragans contraires,
Dans la forêt humaine où la Mort nous abat.
Nous doublons nos douleurs par la haine et l’envie,
Car avec le soleil, l’amour de tous nos enfants,
Nous avons des bonheurs simples et charmants,
Qui font respecter Dieu, aimer et adorer la vie.
Mais nous avons greffé à cet ouvrage divin.
Le rameau maigre et noir des haines criminelles,
Et les penseurs sont là comme des sentinelles,
Jetant des cris de paix que l’écho roule en vain.
Pauvres fous ! Le destin, comme en un cachot sombre,
Nous pousse dans la vie et dans l’obscurité,
Alors agissons enfin pour que la Fraternité,
Soit, le soleil du cœur et le flambeau de l’ombre.

Claude Lepenseur, octobre 2009, Texte travaillé d’après un poème de Georges Rodenbach


jeudi 16 février 2017

RÊVE DANS LA NUIT


Devant son écran, dans ses nuits d'insomnies,
Il s'imagine un monde qui n'appartient qu'à lui.
Que cherche t-il de l'autre côté du miroir ?
Une lumière accueillante, même si c'est illusoire.
Il s'invente une femme, avec un visage d'ange,
Lui dédie ses paroles, en chantant ses louanges.
Il regarde le ciel recherchant son étoile,
Et dessine son corps, tel un peintre sur sa toile.
La nuit complice réveille ses fantasmes, il rêve,
Ses sens enfiévrés, l'emportent sur d'autres grèves.
Il sent son parfum, ses lèvres, la douceur de sa peau,
Son désir le rend fou, il ne trouve plus de repos.
Doucement, se laissant glisser sur un merveilleux rivage,
Vers elle il tend les mains, pour toucher son visage.
Il flotte sur un nuage, plus rien d'autre n'existe,
Le temps s'est arrêté, plus rien ne lui résiste.
Il vogue dans l'infini, au paroxysme du plaisir,
Ses yeux se ferment, mais il ne veut pas dormir.
Déjà le soleil pointe, s’ouvrant au nouveau jour,
Sa belle s'en est allée, emportant son seul amour.
Poète de la nuit tu te crées des mirages,
Quand revient le soir, tu repars en voyage,
Sur ton clavier froid, tu remplis les pages,
D’une douce mélodie qu'avec elle tu partages.

mardi 14 février 2017

PLANÈTE BLEUE


Ma terre, j’aime la regarder vivre,
Ma terre, j’adore l’écouter frémir,
De la goutte d’eau jusqu’à l’océan,
Du doux zéphyr jusque l’ouragan,
Ma terre, elle a inspiré tous les poètes,
Elle restera la plus belle des planètes.
Ma terre, elle favorise la vie,
Il faut en prendre soin aussi,
De ses montagnes aux belles plages,
Ma terre, nous invite tous au voyage,
Quand je regarde toutes ses facettes,
Chaque jour devient un jour de fête.
Ma terre, apprenons donc à la respecter,
Ma terre, apprenons aussi à l’aimer,
Ma terre, celle qui nous donne tant,
Préservons la pour nos enfants,
Comme le volcan vomit de son cratère,
Mon cri d’amour jaillit pour ma terre.

samedi 11 février 2017

GRATITUDE


Merci, Pour cette nouvelle journée!
Pour mes confrères, ma famille et pour toutes mes rencontres.
Pour mes amis, pour l’amour qu’ils me donnent.
Merci pour l’amour que j’ai autour de moi.
Merci pour mon toit, pour ma nourriture.
Merci pour ma santé, ma sécurité, mon bien-être.
Merci, pour la personne que je suis et celle que je deviens.
Merci, pour les personnes qui vivent avec moi, dans l’amour, la paix, le partage et la joie.
Merci, ma vie est: Sourire, paix, lumière, partage, compassion, amour, amitié, douceur, confiance, bonté, magnificence.
Merci pour ces moments de grâces, pour le grand bonheur que j’ai d’aimer et d’être aimé.
Merci encore, pour ces magnifiques paysages. Merci pour l’alternance des saisons.
Merci pour les montagnes, pour les milliers de fleurs, les rivières, les océans, pour toutes les merveilles de la nature.
Mille fois merci pour le gazouillis mélodieux des oiseaux. Pour la musique chantante du ruisseau. Tout ce que tu as créé par amour pour moi.
Merci pour le visage de l’enfant, le sourire du mendiant, la beauté de l'innocence et de la vérité.
Merci, pour ce paradis qu’il m’appartient de construire avant que mes yeux ne se ferment.

Claude Lepenseur

mercredi 8 février 2017

NON DIT (Relations humaines)


Il y a des mots, ceux que l’on ne dit pas,
Des mots, tus jusqu’aux portes du trépas,
Ils nous font peur, ils nous font mal,
Quand on les pense, viennent les larmes.
Depuis toujours, on a appris à se taire,
Et nos blessures, quelle belle affaire,
Les autres ne comprendraient pas,
Tous ces mots que l’on ne dit pas.
Parce qu’on ne sait comment les dire,
On peut juste essayer de les écrire.
Aux autres on n’ose pas se dévoiler,
Pensant que l’on ne peut rien demander,
Et, tout en essayant de se protéger,
On s’interdit de vivre, et aussi de rêver.
Il y a tous les mots que l’on ne dit pas,
Ces mots qui nous empoisonnent ici bas,
Ils nous ouvriraient des portes, des routes,
Mettraient enfin un terme à notre déroute,
Ces mots si on cessait de les taire,
Nous saurions enfin comment faire,
Pour ouvrir notre cœur à l’amour,
Et vivre enfin de très beaux jours.
Nous pouvons tous vivre et rêver,
Apprenons à parler, parler et écouter.
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